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<title>//// GALOGOULNA YAL TCHAD //// Ce blog veut montrer a la face des politiciens tchadiens que le peuple tchadien a compri leur jeu.</title>
<link>http://galogoulna.lemultiblog.com/</link>
<description>Ce blog veut montrer a la face des politiciens tchadiens que le peuple tchadien a compri leur jeu.  [toute l actuelite du tchad et le reste du monde,politique,societe;culture,sport,debats etc...Ce blog veut montrer a la face des politiciens tchadiens que le peuple tchadien a compri leur jeu,le blog se fixe de fournir de l information objective et sans co ]</description>
<language>fr-FR</language>
<webmaster>www.lemultiblog.com</webmaster><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-4217.php</link><description>Disparition du feu Youssouf Togoïmi: le MDJT fait une mise au point 

                        
                                                     M. Hassan Soukaya Youssouf 
                                                Président du MDJT 
    
                         Mise au point du MDJT 
   
  Le MDJT regrette davoir annoncé plusieurs fois à travers certains sites ( la mort du Président Fondateur du MDJT, Youssouf TOGOIMI) alors que nous avions juste déclaré officiellement de sa disparition lors du 2ème congrès du mouvement tenu à Yibibou au Tibesti en 2003.
   
  Nous saisissons par cette occasion lopinion nationale et internationale que le Président Youssouf TOGOIMI a disparu dans des circonstances non encore élucidées. Le moment venu, nous allons livrer les preuves tangibles et palpables dont nous disposons de sa disparition à la ligue internationale de droit de lhomme et à la Cour Pénale Internationale qui leur permettront ainsi de faire toute la lumière sur cette tragédie et établir les responsabilités des auteurs.
   
  Alors le régime de Ndjamena et ses complices ont recruté des personnes douées en la matière pour ce forfait et aussi déstabiliser et affaiblir le MDJT. Mais incha-allah, le mouvement a survécu et sortira de cette ornière.  
   
  Cest dans cette condition inentamable que le MDJT lance un appel à lendroit de tous les tchadiens de lintérieur comme ceux de lextérieur qui ont toujours eu un sentiment de confiance et de sympathie pour cet homme intègre, courageux, nationaliste, un Che tchadien, qui avait juste sacrifié sa vie pour la dignité des millions des tchadiens bafoués par le régime apatride de Ndjamena pour une grande mobilisation autour du MDJT pour un réel changement au Tchad. Cela signifie, la victoire de Togoimi ainsi que celle du feu Ibni Oumar Mahamat Saleh, et bien dautres ..
   
  Je vous remercie de bien vouloir prendre en compte les arguments et raisons que nous venons dévoquer à travers cette mise au point, lhistoire nous en dira plus.
   
  Le Président du MDJT
   
  Hassan Soukaya Youssouf
  



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</description><pubDate>Mon, 25 Jan 2010 01:17:16 +0100</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-2717.php</link><description>

    
        
            
            Comment devons-nous accueillir Ramadan 2009?
            
        
        
            
            
                
                    
                        
                        
                            
                                
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                
                            
                        
                        
                         
                        
                        
                        Louanges à Allah qui a guidé Ses serviteurs vers la religion de vérité :
                         Mes chers soeurs et frères..le mois de Ramadan est derrière nous maintenant..et comme je vous ai déjà promis qu'à travers ce blog on va découvrir ensemble les valeurs de ce mois. 
                        
                        Comment devons-nous l'Accueillir? Nous espérons que ces quelques lignes sur le jeune de ramadan nous vous aideront, in chaa Allah, à tirer pleine d'avantages pour votre jeune.
                        Mes chers s&amp;oelig;urs et frères : 
                         
                        Louange à Dieu, que nous avons des bonnes saisons, en particulier le mois de Ramadan..de l'honneur et la bénédiction, C&amp;rsquo;est un mois de spiritualité, de prière, de bonté, de fraternité ..le mois des bienfaits, des actes d'obéissance et des bénédictions ainsi c'est une occasion pour toutes musulmans de s'abstenir de toute acte répréhensible et bannir les mauvaise propos...Car finalement le musulman cherche à se rapprocher de Dieu et à augmenter sa piété...Le jeune ressource en effet notre foi, il focalise notre attention et nous éloigne des occupations mondaines.Il cultive et développe notre auto discipline, notre patience et notre générosité. Il nous rappelle la souffrance vécue par les pauvres qui ne mangent pas à leur faim..en effet, chaque seconde est précieuse de ce mois ..alors il faut en profiter!!
                        Cher frère et chères s&amp;oelig;urs bien-aimés :
                        Arrêtons-nous quelques instants pour méditer sur l'acceuildu mois deRamadan!
                        Sans doute,ce mois  est le meilleurs mois de l'anneé..c'est une opportinité à nous les musulmans de faire du mois de ramadan une saison de bien et de bénédictions...nous devons l'accueillir avec une langueur fervente on purifiant nos intentions et  on rectifiant nos actes, nous devons ressentir au fond de notre coeur que Dieu veut que nous célébrions à travers Ramadanla legislation divine qu'il a établit pour nous. C'est un moment de joie, de piété, de miséricorde et de pardon, où il est recommandé d'aider les pauvres et les nécessiteux, et non la législation d'obscurantisme qui s'est répondu parmi nous. helas tant de gens passent des soireés à écouter des chansons et à suivre de feuillettons télévisés .alors que les nuits de Ramadansont déstinées à la prière et la récitation du noble coran dans son intégralité au cour de ce mois..les matineés quand à elles sont déstineés au jeûne et au travail....pourvu de remplir des attentes et de retrouver la dignité des individues et des communautés en général.
                        le mois de Ramadanne doit guère être la saison de la paresse au contraire c'est un mois ou nous devons être en pleine d'energie et d'activité pour faire plaire à Dieu.
                        Finalement : 
                         
                        Je tiens aussi à féliciter tous les musulmans de l'Est et l'Ouest à l'occasion de cette sainte saison ,et qui sera un mois plein d'invocations, d'adorations, de patience, de générosité, de pardon et de repentir...
                        Sans oublier bien entendu d&amp;rsquo;accorder une attention particulière à la protection de notre jeûne de tout ce qui pourrait le souiller et diminuer ainsi de son mérite...
                        
                        
                        
                    
                
            
            
        
    


    
        
            
            Comment devons-nous accueillir Ramadan 2009?
            
        
        
            
            
                
                    
                        
                        
                            
                                
                                     
                                     
                                     
                                     
                                     
                                
                            
                        
                        
                         
                        
                        
                        Louanges à Allah qui a guidé Ses serviteurs vers la religion de vérité :
                         Mes chers soeurs et frères..le mois de Ramadan est derrière nous maintenant..et comme je vous ai déjà promis qu'à travers ce blog on va découvrir ensemble les valeurs de ce mois. 
                        
                        Comment devons-nous l'Accueillir? Nous espérons que ces quelques lignes sur le jeune de ramadan nous vous aideront, in chaa Allah, à tirer pleine d'avantages pour votre jeune.
                        Mes chers s&amp;oelig;urs et frères : 
                         
                        Louange à Dieu, que nous avons des bonnes saisons, en particulier le mois de Ramadan..de l'honneur et la bénédiction, C&amp;rsquo;est un mois de spiritualité, de prière, de bonté, de fraternité ..le mois des bienfaits, des actes d'obéissance et des bénédictions ainsi c'est une occasion pour toutes musulmans de s'abstenir de toute acte répréhensible et bannir les mauvaise propos...Car finalement le musulman cherche à se rapprocher de Dieu et à augmenter sa piété...Le jeune ressource en effet notre foi, il focalise notre attention et nous éloigne des occupations mondaines.Il cultive et développe notre auto discipline, notre patience et notre générosité. Il nous rappelle la souffrance vécue par les pauvres qui ne mangent pas à leur faim..en effet, chaque seconde est précieuse de ce mois ..alors il faut en profiter!!
                        Cher frère et chères s&amp;oelig;urs bien-aimés :
                        Arrêtons-nous quelques instants pour méditer sur l'acceuildu mois deRamadan!
                        Sans doute,ce mois  est le meilleurs mois de l'anneé..c'est une opportinité à nous les musulmans de faire du mois de ramadan une saison de bien et de bénédictions...nous devons l'accueillir avec une langueur fervente on purifiant nos intentions et  on rectifiant nos actes, nous devons ressentir au fond de notre coeur que Dieu veut que nous célébrions à travers Ramadanla legislation divine qu'il a établit pour nous. C'est un moment de joie, de piété, de miséricorde et de pardon, où il est recommandé d'aider les pauvres et les nécessiteux, et non la législation d'obscurantisme qui s'est répondu parmi nous. helas tant de gens passent des soireés à écouter des chansons et à suivre de feuillettons télévisés .alors que les nuits de Ramadansont déstinées à la prière et la récitation du noble coran dans son intégralité au cour de ce mois..les matineés quand à elles sont déstineés au jeûne et au travail....pourvu de remplir des attentes et de retrouver la dignité des individues et des communautés en général.
                        le mois de Ramadanne doit guère être la saison de la paresse au contraire c'est un mois ou nous devons être en pleine d'energie et d'activité pour faire plaire à Dieu.
                        Finalement : 
                         
                        Je tiens aussi à féliciter tous les musulmans de l'Est et l'Ouest à l'occasion de cette sainte saison ,et qui sera un mois plein d'invocations, d'adorations, de patience, de générosité, de pardon et de repentir...
                        Sans oublier bien entendu d&amp;rsquo;accorder une attention particulière à la protection de notre jeûne de tout ce qui pourrait le souiller et diminuer ainsi de son mérite...
                        
                        
                        
                    
                
            
            
        
    

</description><pubDate>Thu, 20 Aug 2009 06:45:34 +0200</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-2510.php</link><description>
La jeunesse soutient désormais l&amp;rsquo;UFR, MAHAMAT ZENE CHERIF le Che Guevara tchadien&amp;#12288;!

 
  
 
 
Depuis la création de&amp;rsquo; UFR, nous avons constate beaucoup des appels et déclarations de soutient de la part des tchadiens. Cette fois ci nous avons remarque une mobilisation générale des jeunes, tchadiens derrière la résistance. Ainsi des jeunes expérimentés dans la vie associative et politique ont quitté le régime de Ndjamena, pour rejoindre l&amp;rsquo;UFR. Contrairement a nous les jeunes internautes connus pour nos déclarations partisane, ceux qui viennent de l&amp;rsquo;intérieure du Tchad, sont vraiment mures .En un rien du temps, ils ont changes le rythme de la lutte A travers leurs appels a l&amp;rsquo;unité et a des actions concrètes. Parmi ces jeunes, il ya quelqu&amp;rsquo;un qui attire mon attention Je veux vous parler de MAHAMAT ZENE CHERIF Mais qui est ce jeune&amp;#12288;?pour ceux qui sont en dehors du pays, l&amp;rsquo;on connu que depuis son adhésion a l&amp;rsquo;UFDD de Gal Nouri et ses déclarations en faveurs de l&amp;rsquo;UFR. MAHAMAT ZENE CHERIF est un jeune très engage, expérimente , influent et active dans le milieu jeune et politique du Tchad. C&amp;rsquo;est un garçon hors du commun c&amp;rsquo;est un des rares de sa génération. Malgré son jeune, il a un très bons carrière qui fait de lui un leader charismatique au sein des jeunes . Ce jeune a dirige brillamment le Parlement des Enfants du Tchad, il a représenté le Tchad au Parlement Francophone de jeunes en 2003. Avec sont ami le défunt Abba Adoum(assassiné par la police de Deby)ils mettent sur le Collectifs des Associations et Mouvements des Jeunes du Tchad(CAMOJET) qui est un plate forme de tous les associations des jeunes. Il est aussi le fondateur de CONAJEPT en 2006, MAHAMAT ZENE CHERIF est l&amp;rsquo;un des rares jeunes a dire non a la modification de la constitution en 2005 et propose d&amp;rsquo;autres alternatifs au dictateur Deby. C&amp;rsquo;est ainsi en Avril 2005 toujours avec son camarade Adoum ,ils créent la Coalition des Mouvements des Jeunes contre la modification de la constitution(CMJRC) Même la CPDC a rendu hommage a ce coalition des Jeunes Selon les medias ,il observe une grève de la faim le jour du referendum constitutionnel, car pour lui Deby s&amp;rsquo;éternise au pouvoir et il a raison ce jeune. 
 
 
Tout le Ndjamena, témoin pour la lutte qu&amp;rsquo;il mène au nome du CAMOJET contre un certains Gueme camerounais qui représente la jeunesse tchadienne au conseil économique (CESC). Face au division de l&amp;rsquo;opposition et des pressions de tout genre, il rejoint le dictateur Deby pour quelque temps, l&amp;rsquo;an passe. 
 
 
Celui qui a fait annule grâce a ses stratégies politiques une décision du PM Kassire mettant sur pied un comite des jeunes contre &amp;lsquo;&amp;rsquo;l&amp;rsquo;agression&amp;rsquo;&amp;rsquo; et devient par la suite le meneur. MAHAMAT ZENE CHERIF est un doué de la politique, grâce a ses stratégies politiques, sa modestie, il a une très grande influence en milieu jeunes tchadiennes. 
 
 
Pendant que ses amis Ibangolo et autre cherchent, au nom du camojet asile politique en Europe a Yaoundé pendant les événements de février 2008, lui transportait ses deux cousins blessés de l&amp;rsquo;UFDD pour l&amp;rsquo;hôpital de Maroua. 
 
 
Vu la dégradation des situations sociales, sécuritaires et économiques du pays, il a lance un appel de soulèvement des jeunes en Novembre dernier .Très intelligent a l&amp;rsquo;école, il obtient son Bac avec la mention Bien, admis a l&amp;rsquo;ENAM ,il laisse tout et rejoint l&amp;rsquo;UFDD de Nouri .MAHAMAT ZENE CHERIF est aussi un nationaliste ,quand tu es avec lui tu ne sauras jamais son ethnie mais son sang gourane le trahit . 
 
 
Au sein de ses amis il prône toujours l&amp;rsquo;unite et l&amp;rsquo;engagement politique des jeunes .Ce garçon aussi des origines très nobles de part son grand-père Cherif Branai un grand notable de Moussoro et leaders charismatique de la communauté gorane de Bahr Algazel. 
 
 
Atout ceux qui sont payes par le dictateur Deby et qui font des campagnes contre les militants de l&amp;rsquo;UFR et MAHAMAT ZENE CHERIF, je dirais que je suis confiante a la victoire de la Resistance grâce a l&amp;rsquo;importance de détermination de nos vaillants combattants. 
 
 
Depuis que MAHAMAT ZENE CHERIF a rejoint l&amp;rsquo;UFR, il a motive beaucoup des jeunes a rejoindre l&amp;rsquo;UFR, et ceux qui bouffent au nom des jeunes sont tranquille a Ndjamena. Le camerounais Ahmat Gueme fait pleine des sa poche .Les Djibert Younous et autres cadres du Ministère de la jeunesse sont tranquilles dans leurs détournements. 
 
 
Courage a toi, le Che Guevara de la jeunesse tchadienne, je me un des ses propos au cours d&amp;rsquo;un conférence de presse en 2005((nous ne luttons pas pour être des jeunes sous-préfets ,DAF ou Finances mais nous voulons des universités ,a quoi manger pour la société, des stades, la paix)cela a plein des sens. 
 
 
Ce garçon ,a une très grande a Ndjamena, même le dictateur Deby a profite de sa naïveté pour mobiliser les jeunes contre l&amp;rsquo;AN en janvier 2008 
 
 
Je suis désormais membre, de son mouvement le Force de la Jeunesse pour le Changement(FJC) et sympathisante de l&amp;rsquo;UFR a travers ce tribune de jeunes. 
 
 
Je crois aussi avec l&amp;rsquo;UFR, de voir des tants des intellectuels comme les docteurs Ley,Abakar Tollimi,Ali Ordjo Hemchi,Acheik Ibi Oumar ,Pr Focho Balam,Ahmat Gori reviennent tripmphalement a ndjmena .et partager leurs savoirs avec la nouvelle generation ,ma generation et celle de Mahamat Zene. 
 
 
Je crois aussi avec l&amp;rsquo;UFR que des jeunes comme MAHAMAT ZENE CHERIF, ASSILELECK HALATA, MAIKAILA, Sougui représenteront la jeunesse au future forum national qui sera organise par le Gouvernement de Transition. 
 
 
Je crois aussi a des élections libres et démocratiques, mobilisons nous chers jeunes tchadiens au delà de nos différance derrière l&amp;rsquo;initiative du camarade MAHAMAT ZENE CHERIF pour soutenir l&amp;rsquo;UFR grâce a des actions immédiates pour faire partir ce régime l&amp;rsquo;UFR pour vive le Tchad. 
 
 
Mariam Yosko , Etudiante en science po
mariamyosko@yahoo.fr
Vive le Force de la Jeunesse pour le Changement(FJC) pour que vive l&amp;rsquo;UFR, vive l&amp;rsquo;UFR pour vive le Tchad. 
 
 
Mariame Yosko
Etudiante en science po
mariamyosko@yahoo.fr
</description><pubDate>Wed, 01 Jul 2009 02:25:07 +0200</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-2359.php</link><description>les rebelles sont entres à Gos-beida cet apres,les forces gouvernementales  ont ete sommes de battre en retraite.</description><pubDate>Tue, 05 May 2009 21:51:00 +0200</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-2234.php</link><description>
INCULPATION DE OMAR EL-BÉCHIR
Et les autres?
09 Mars 2009 - Page : 10
Lu 736 fois «Vous ne verrez jamais des pilotes de l&amp;rsquo;Otan devant un tribunal de l&amp;rsquo;ONU. L&amp;rsquo;Otan est l&amp;rsquo;accusateur, le procureur, le juge et l&amp;rsquo;exécuteur car c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;Otan qui paie les factures. L&amp;rsquo;Otan ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international.» Lester Munson, parlementaire US (1999)CLa Cour pénale internationale a émis mercredi 4 mars un mandat d&amp;rsquo;arrêt contre le président soudanais pour «crimes de guerre» et «crimes contre l&amp;rsquo;humanité» au Darfour. Le Darfour, grand comme la France, s&amp;rsquo;est signalé à la face du monde quand ses richesses minières devinrent une réalité. «Pour moi, écrit Marc Lavergne, tout le monde est noir dans cette histoire. La notion de racisme n&amp;rsquo;a pas sa place. Les milices tribales Janjawid sont des mercenaires qui ne se revendiquent pas du tout &quot;arabes&quot;. Ils ne sont pas le vrai problème. En exagérant, on pourrait dire que ce sont là des pauvres qui se battent contre des pauvres. Elles se sont formées, il y a une quinzaine d&amp;rsquo;années, mais elles n&amp;rsquo;intéressaient pas du tout la communauté internationale. Car les gens opprimés ne se révoltaient pas. Des massacres se déroulaient pourtant déjà. Mais les victimes n&amp;rsquo;avaient que leurs yeux pour pleurer. J&amp;rsquo;étais au Darfour, lors de la famine de 1985. C&amp;rsquo;était quelque chose d&amp;rsquo;absolument effrayant». Pourtant la terre du Darfour est pauvre, désertique sur une partie de son territoire. Pour le sous-sol, c&amp;rsquo;est une autre histoire. La découverte de pétrole ajoute une difficulté supplémentaire avec l&amp;rsquo;attrait des gisements pour les grandes puissances. Ce se sont pas les massacres des populations qui les intéressent, c&amp;rsquo;est le sol et surtout le sous-sol sur lequel ces damnés de la terre vivent. La Somalie, l&amp;rsquo;Ethiopie et l&amp;rsquo;Erythrée sont déjà invitées à s&amp;rsquo;entre-tuer pour garantir aux pays occidentaux le contrôle de ces richesses et, à travers elles, l&amp;rsquo;économie des pays émergents.(1) 

Les Américains intouchables
La Cour pénale internationale est «en théorie» une organisation internationale indépendante. Qu&amp;rsquo;en est-il de ses réels degrés de liberté. On sait que le président des Etats-Unis, Bill Clinton, a signé le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) le 31 décembre 2000 mais le président George W.Bush a, dès le 6 mai 2002, annulé la signature faite par M.Clinton. Le gouvernement de M.Bush a cherché à conclure avec d&amp;rsquo;autres Etats des Accords bilatéraux d&amp;rsquo;immunité, prétendument fondés sur l&amp;rsquo;article 98 du Statut de Rome, en vue de soustraire les citoyens et le personnel militaire américains de la juridiction de la Cour. Une autre facette de la croisade américaine contre la Cour est l&amp;rsquo;adoption de deux lois intitulées «Loi de protection des ressortissants américains» (American Servicemembers&amp;rsquo; Protection Act) et «Amendement Nethercutt». La Loi de protection des ressortissants américains (Aspa), adoptée par le Congrès en août 2002, contient des dispositions restreignant la coopération des Etats-Unis avec la CPI. Le 15 juillet 2004, l&amp;rsquo;amendement, apporté par le représentant George Nethercutt, retire l&amp;rsquo;aide du Fonds économique de soutien à tous les pays ayant ratifié le Traité CPI mais n&amp;rsquo;ayant pas signé d&amp;rsquo;Accord bilatéral d&amp;rsquo;immunité avec les Etats-Unis. Il fut promulgué par le président Bush le 8 décembre 2004.
Allant dans le même sens, Momar Dieng du Quotidien de Dakar avait fait le parallèle avec les autres potentats africains. Il est évident, écrit-il, que le Soudan a une grande part de responsabilité dans ce qui se passe sur son territoire. Il va de soi que, s&amp;rsquo;il existe des autorités liées au pouvoir central à Khartoum, justement convaincues de crimes et d&amp;rsquo;atrocités sur des populations darfouries, elles doivent en payer le prix. Le problème est que la Cour pénale internationale (CPI) ne s&amp;rsquo;attaque jamais à des chefs d&amp;rsquo;Etat protégés par des puissances politiques ou financières. Depuis plusieurs années, le Congolais Denis Sassou-Nguesso est l&amp;rsquo;objet de dizaines de plaintes de ses compatriotes pour des crimes de masse. Mais parce qu&amp;rsquo;il est un grand ami de la France, un protégé de la multinationale française TotalFinaElf, qui exploite le pétrole congolais, personne parmi ces messieurs de la CPI, n&amp;rsquo;ose déclencher de procédure à son encontre. Il y a un génocide au Darfour? Mais alors, dans quel registre faut-il classer les mille hommes, femmes et enfants massacrés dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila à Beyrouth sous la conduite de l&amp;rsquo;Israélien Ariel Sharon, en septembre 1982? L&amp;rsquo;expédition de Sharon est restée impunie. C&amp;rsquo;est la volonté concrète de la Belgique de restreindre le champ d&amp;rsquo;interprétation de la compétence universelle après que de fortes pressions israélo-américaines ont empêché la comparution de Sharon devant une juridiction pénale. Tristement, les juges belges ont encore capitulé face aux charges américaines, lorsque des plaintes diverses et circonstanciées ont réclamé l&amp;rsquo;inculpation de Donald Rumsfeld et de George Tenet, ancien patron de la CIA, pour pratiques de tortures sur des prisonniers d&amp;rsquo;Abou Ghraib en Irak, mais également pour les méthodes d&amp;rsquo;interrogatoire inhumaines exercées sur les prisonniers de Guantanamo. L&amp;rsquo;ex-ministre de la Défense américain n&amp;rsquo;a rien fait de moins que menacer la Belgique de retirer le siège de l&amp;rsquo;Organisation du traité de l&amp;rsquo;Atlantique Nord (Otan) de Bruxelles. Plus de cinq ans après l&amp;rsquo;invasion de l&amp;rsquo;Irak par la coalition anglo-américaine, quel juge téméraire ose toucher à la tranquillité du président George Walker Bush, après qu&amp;rsquo;il a été dit et établi que les raisons des bombardements ayant scrupuleusement cassé un pays entier sont ailleurs que dans la découverte d&amp;rsquo;armes de destruction en Irak? (...) Le Soudan, allié de la Chine et de la Russie, est depuis longtemps dans le collimateur euro-américain. Il y a beaucoup de pétrole, les Chinois y sont très bien servis.(2)
La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, écrit Allain Jules avec le courage et la hardiesse qu&amp;rsquo;on lui connaît, a délivré un mandat d&amp;rsquo;arrêt international contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Le décor est planté. Le devoir de vérité étant un processus juste et moralement légitime, à quand un procès pour la guerre en Irak? A quand un procès pour la guerre en Tchétchénie? A quand un procès pour crime contre l&amp;rsquo;humanité, contre la France lors de la guerre d&amp;rsquo;indépendance au Cameroun, avec notamment, l&amp;rsquo;assassinat de Ruben Um Nyombé et la répression sanglante en pays Bamiléké entre 1960 et 1970, avec 156 villages rayés, et plus de 40.000 personnes massacrées? Et que dire de Madagascar, avec le 29 mars 1947, le massacre de 100.000 personnes pour la pacification de l&amp;rsquo;île? Et le massacre de Sétif et Guelma en Algérie, le 8 Mai 1945, plus de 20.000 morts? Chut, pas de repentance! (...) Irène Khan, secrétaire générale d&amp;rsquo;Amnesty International, est ravie. Elle a déclaré: «Le droit est clair. Le président Omar el-Béchir doit se présenter devant la CPI afin d&amp;rsquo;assurer sa défense. S&amp;rsquo;il refuse, les autorités soudanaises doivent se charger de l&amp;rsquo;arrêter et de le remettre immédiatement à la CPI». Comme c&amp;rsquo;est mignon. On ne l&amp;rsquo;a pas entendue lors de l&amp;rsquo;offensive israélienne à Ghaza. On ne l&amp;rsquo;a pas entendue non plus, après la fin du règne de George Walker Bush ou de Tony Blair, ces acteurs actifs de l&amp;rsquo;invasion mensongère d&amp;rsquo;Irak, vrai crime contre l&amp;rsquo;humanité. (...) Si la communauté internationale veut réellement protéger les Soudanais, ce n&amp;rsquo;est pas en prenant une décision aussi grave, qui peut se retourner in fine, contre ce peuple éprouvé. Défendre les droits de l&amp;rsquo;homme, c&amp;rsquo;est bien. En abuser, c&amp;rsquo;est mal. Enfin, la petite corporation des dictateurs africains va comprendre, disent les Occidentaux, qui éludent bien sûr le fait, que ces derniers, sont aussi les plus gros investisseurs dans les sociétés occidentales.(3)
«Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir...Pour le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l&amp;rsquo;Union africaine (UA), qui n&amp;rsquo;est pas allé avec le dos de la cuillère, le mandat d&amp;rsquo;arrêt de la CPI &quot;menace la paix au Soudan&quot;. Nous constatons que la justice internationale ne semble appliquer les règles de la lutte contre l&amp;rsquo;impunité qu&amp;rsquo;en Afrique comme si rien ne se passait ailleurs, en Irak, à Ghaza, en Colombie ou dans le Caucase.» C&amp;rsquo;est quoi ce droit qui ne s&amp;rsquo;applique qu&amp;rsquo;aux faibles? C&amp;rsquo;est quoi ce droit à géométrie variable?(3)

Coup d&amp;rsquo;état en vue?
Le Soudan avec tous les atouts géopolitiques dont il est loti, ne peut demeurer en dehors des comptes des stratégies qui se dessinent pour partager le monde. C&amp;rsquo;est un pays disposant du plus vaste territoire d&amp;rsquo;Afrique et du monde arabe avec d&amp;rsquo;inépuisables ressources hydraulique et un sous-sol aussi riche en pétrole et métaux précieux, soit autant de qualités qui, en ces temps de crise de l&amp;rsquo;énergie et des matières premières, ne laissent pas indifférent. L&amp;rsquo;Union africaine, la Ligue arabe, la Chine et la Russie ont toutes dénoncé la démarche interventionniste de la Cour de La Haye et déploré le mépris affiché par la juridiction envers la souveraineté, la stabilité, la sécurité et l&amp;rsquo;intégrité territoriale des Etats.(4)
«Ce mandat d&amp;rsquo;arrêt délivré, poursuit Allain Jules, contre le président soudanais cache aussi, par ailleurs, une forte odeur de pétrole. Son tort? Celui d&amp;rsquo;avoir concédé des concessions ad vitam aeternam semble-t-il, à la Chine. Ainsi, cet Occident qui semble aller au chevet des pauvres africains qui meurent de faim, a armé le Tchad et les rebelles du sud-Soudan de feu, John Garang, pour tenter de s&amp;rsquo;opposer à la percée chinoise dans la région, et faire main basse sur les produits miniers et pétrolifères du Darfour. Oui, le Soudan est à l&amp;rsquo;origine du déplacement de milliers de personnes, dans les zones pétrolières. Mais, le Soudan fournit à la Chine, plus de 7% de ses importations de brut. Il y a aujourd&amp;rsquo;hui, installées au Soudan, pas moins de 14 sociétés chinoises d&amp;rsquo;importance. Parmi ces dernières, la China National Petroleum Corporation qui a investi des milliards de dollars dans le champ pétrolier de Muglad, qui produit, plus de 500.000 barils par jour, une raffinerie d&amp;rsquo;une capacité de 2,5 millions de tonnes par an. En plus, la Chine a mis sur pied, un oléoduc long de 1500 kilomètres pour l&amp;rsquo;exportation de brut à partir d&amp;rsquo;un terminal sur la Mer Rouge».(3)
Pour l&amp;rsquo;ancien président du Tribunal pénal pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, Antonio Cassese, «le mandat d&amp;rsquo;arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir est moralement justifié. (...) Mais, au-delà, quel peut être son impact dans la pratique? Ce mandat ne peut être exécuté qu&amp;rsquo;au Soudan, et uniquement si le président soudanais lui-même autorise ses forces de l&amp;rsquo;ordre à l&amp;rsquo;arrêter. Mais s&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit du chef d&amp;rsquo;un Etat qui n&amp;rsquo;a pas ratifié les statuts, comme le Soudan, cette immunité peut être invoquée. Toutefois, lorsque - comme c&amp;rsquo;est le cas pour le Darfour - c&amp;rsquo;est le Conseil de sécurité de l&amp;rsquo;ONU qui demande à la CPI de juger les crimes commis par les organes d&amp;rsquo;un Etat qui n&amp;rsquo;a pas ratifié les statuts, le Conseil peut décider que tous les autres Etats membres de l&amp;rsquo;ONU doivent lever l&amp;rsquo;immunité dont bénéficient les responsables, comme Omar el-Béchir, de l&amp;rsquo;Etat incriminé. Dans le cas du Darfour néanmoins, le Conseil s&amp;rsquo;est bien gardé de faire ce pas, et il s&amp;rsquo;est limité à imposer au Soudan de &quot;coopérer avec la Cour&quot;. On revient dont à la case départ: le mandat d&amp;rsquo;arrêt ne peut être exécuté que si ce sont les forces de l&amp;rsquo;ordre soudanaises qui arrêtent el-Béchir et qui le remettent à La Haye. Ce mandat est donc un coup d&amp;rsquo;épée dans l&amp;rsquo;eau».(5)
«Pour M.Saâdoune, la situation est inédite. Comment un gouvernement, si tant est qu&amp;rsquo;il en ait l&amp;rsquo;intention, pourrait arrêter le chef de l&amp;rsquo;État en exercice et le livrer à la Cour internationale. M.Moreno fait mine de ne dire que le droit, mais la mise en application, par un gouvernement soudanais de ce mandat, signifie techniquement et politiquement, un putsch ou un coup d&amp;rsquo;État. C&amp;rsquo;est apparemment une hypothèse sur laquelle travaillent les Occidentaux. L&amp;rsquo;organisation Crisis Group, think tank occidental, à dominante anglo-saxonne, y appelle ouvertement. (...) On peut s&amp;rsquo;attendre à des tractations pour faire recours à l&amp;rsquo;article 16 des statuts de la CPI qui prévoit que le Conseil de sécurité peut voter une résolution qui permet de différer de douze mois renouvelables toute enquête ou poursuites initiées par la CPI. (...) «Même les présidents n&amp;rsquo;ont plus les mains libres pour commettre des crimes horribles», a affirmé Human Rights Watch. Apparemment, l&amp;rsquo;ONG ne pense pas aux mains de Bush, d&amp;rsquo;Olmert. Les crimes contre l&amp;rsquo;humanité commis à Ghaza et en Irak ne sont pas passibles de poursuites. Le Conseil de sécurité ne le permettra pas.(6)«Quelle est la leçon que l&amp;rsquo;on peut en tirer? conclut Antonio Cassese. Premièrement, que lorsque l&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;a pas le pouvoir de faire appliquer ses ordres, il vaudrait mieux agir avec prudence. Au lieu d&amp;rsquo;un mandat d&amp;rsquo;arrêt, le procureur aurait pu demander un ordre de comparution. Deuxièmement, on n&amp;rsquo;administre pas la justice avec des fanfares. La justice internationale ne devrait pas faire obstacle aux solutions politiques des crises internationales complexes dans le cadre desquelles de très graves crimes sont commis.»(5)
Pour l&amp;rsquo;histoire, il nous nous faut avoir à l&amp;rsquo;esprit que l&amp;rsquo;immense majorité des PVD devenus indépendants ont gardé avec l&amp;rsquo;ancienne puissance coloniale des liens ombilicaux, appelés selon, l&amp;rsquo;empire, le Commonwealth ou la Françafrique. Ils sont d&amp;rsquo;autant plus vulnérables si le sol et le sous-sol de leur pays regorgent de richesses. Ce qui se passe actuellement nous montre à quel point la justice est à géométrie variable selon que vous êtes du bon ou du mauvais côté des puissants. Saddam Hussein dont le pays est le 3e en richesse pétrolière ne l&amp;rsquo;a pas compris, on sait comment il a fini. El Gueddafi lui, au pouvoir depuis quarante ans, l&amp;rsquo;a compris. Ce fut une reddition sans gloire en rase campagne permettant aux compagnies américaines d&amp;rsquo;avoir plus de facilités qu&amp;rsquo;avant les nationalisations de 1970-71. Omar el Béchir pensait avoir misé sur le bon cheval «la Chine» il faut croire que pour le moment, ce n&amp;rsquo;est pas le bon cheval. Mais qui sait? Imaginons que le Soudan ait ouvert son sous-sol aux compagnies américaines, on peut prendre le pari qu&amp;rsquo;il ne se passera rien. Omar el-Béchir continuera à «pacifier» - un terme que l&amp;rsquo;on connait bien - sous le regard bienveillant des grands de ce monde.

Pr Chems Eddine c</description><pubDate>Tue, 10 Mar 2009 15:27:27 +0100</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-2233.php</link><description>

    
        
            INCULPATION DE OMAR EL-BÉCHIR , Et les autres ?
            
            
        
    


    
        
            Published by Camer.Be   
        
        
            Monday, 09 March 2009
        
        
            
             Pr Chems Eddine Chitour  *
            (lexpressiondz)
            
            Bush, Sharon et Olmert sont-ils moins coupables que le président soudanais ?
            
            
            «Vous ne verrez jamais des pilotes de l&amp;rsquo;Otan devant un tribunal de l&amp;rsquo;ONU. L&amp;rsquo;Otan est l&amp;rsquo;accusateur, le procureur, le juge et l&amp;rsquo;exécuteur car c&amp;rsquo;est l&amp;rsquo;Otan qui paie les factures. L&amp;rsquo;Otan ne se soumet pas au droit international. Il est le droit international.» Lester Munson, parlementaire US (1999)
             
            La Cour pénale internationale a émis mercredi 4 mars un mandat d&amp;rsquo;arrêt contre le président soudanais pour «crimes de guerre» et «crimes contre l&amp;rsquo;humanité» au Darfour. Le Darfour, grand comme la France, s&amp;rsquo;est signalé à la face du monde quand ses richesses minières devinrent une réalité. «Pour moi, écrit Marc Lavergne, tout le monde est noir dans cette histoire. La notion de racisme n&amp;rsquo;a pas sa place. Les milices tribales Janjawid sont des mercenaires qui ne se revendiquent pas du tout &quot;arabes&quot;. Ils ne sont pas le vrai problème. En exagérant, on pourrait dire que ce sont là des pauvres qui se battent contre des pauvres. Elles se sont formées, il y a une quinzaine d&amp;rsquo;années, mais elles n&amp;rsquo;intéressaient pas du tout la communauté internationale. Car les gens opprimés ne se révoltaient pas. Des massacres se déroulaient pourtant déjà. Mais les victimes n&amp;rsquo;avaient que leurs yeux pour pleurer. J&amp;rsquo;étais au Darfour, lors de la famine de 1985. C&amp;rsquo;était quelque chose d&amp;rsquo;absolument effrayant». Pourtant la terre du Darfour est pauvre, désertique sur une partie de son territoire. Pour le sous-sol, c&amp;rsquo;est une autre histoire. La découverte de pétrole ajoute une difficulté supplémentaire avec l&amp;rsquo;attrait des gisements pour les grandes puissances. Ce se sont pas les massacres des populations qui les intéressent, c&amp;rsquo;est le sol et surtout le sous-sol sur lequel ces damnés de la terre vivent. La Somalie, l&amp;rsquo;Ethiopie et l&amp;rsquo;Erythrée sont déjà invitées à s&amp;rsquo;entre-tuer pour garantir aux pays occidentaux le contrôle de ces richesses et, à travers elles, l&amp;rsquo;économie des pays émergents.(1)
             
            Les Américains intouchables
            La Cour pénale internationale est «en théorie» une organisation internationale indépendante. Qu&amp;rsquo;en est-il de ses réels degrés de liberté. On sait que le président des Etats-Unis, Bill Clinton, a signé le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (CPI) le 31 décembre 2000 mais le président George W.Bush a, dès le 6 mai 2002, annulé la signature faite par M.Clinton. Le gouvernement de M.Bush a cherché à conclure avec d&amp;rsquo;autres Etats des Accords bilatéraux d&amp;rsquo;immunité, prétendument fondés sur l&amp;rsquo;article 98 du Statut de Rome, en vue de soustraire les citoyens et le personnel militaire américains de la juridiction de la Cour. Une autre facette de la croisade américaine contre la Cour est l&amp;rsquo;adoption de deux lois intitulées «Loi de protection des ressortissants américains» (American Servicemembers&amp;rsquo; Protection Act) et «Amendement Nethercutt». La Loi de protection des ressortissants américains (Aspa), adoptée par le Congrès en août 2002, contient des dispositions restreignant la coopération des Etats-Unis avec la CPI. Le 15 juillet 2004, l&amp;rsquo;amendement, apporté par le représentant George Nethercutt, retire l&amp;rsquo;aide du Fonds économique de soutien à tous les pays ayant ratifié le Traité CPI mais n&amp;rsquo;ayant pas signé d&amp;rsquo;Accord bilatéral d&amp;rsquo;immunité avec les Etats-Unis. Il fut promulgué par le président Bush le 8 décembre 2004.
             
            Allant dans le même sens, Momar Dieng du Quotidien de Dakar avait fait le parallèle avec les autres potentats africains. Il est évident, écrit-il, que le Soudan a une grande part de responsabilité dans ce qui se passe sur son territoire. Il va de soi que, s&amp;rsquo;il existe des autorités liées au pouvoir central à Khartoum, justement convaincues de crimes et d&amp;rsquo;atrocités sur des populations darfouries, elles doivent en payer le prix. Le problème est que la Cour pénale internationale (CPI) ne s&amp;rsquo;attaque jamais à des chefs d&amp;rsquo;Etat protégés par des puissances politiques ou financières. Depuis plusieurs années, le Congolais Denis Sassou-Nguesso est l&amp;rsquo;objet de dizaines de plaintes de ses compatriotes pour des crimes de masse. Mais parce qu&amp;rsquo;il est un grand ami de la France, un protégé de la multinationale française TotalFinaElf, qui exploite le pétrole congolais, personne parmi ces messieurs de la CPI, n&amp;rsquo;ose déclencher de procédure à son encontre. 
             
            Il y a un génocide au Darfour? Mais alors, dans quel registre faut-il classer les mille hommes, femmes et enfants massacrés dans les camps de réfugiés de Sabra et Chatila à Beyrouth sous la conduite de l&amp;rsquo;Israélien Ariel Sharon, en septembre 1982? L&amp;rsquo;expédition de Sharon est restée impunie. C&amp;rsquo;est la volonté concrète de la Belgique de restreindre le champ d&amp;rsquo;interprétation de la compétence universelle après que de fortes pressions israélo-américaines ont empêché la comparution de Sharon devant une juridiction pénale. Tristement, les juges belges ont encore capitulé face aux charges américaines, lorsque des plaintes diverses et circonstanciées ont réclamé l&amp;rsquo;inculpation de Donald Rumsfeld et de George Tenet, ancien patron de la CIA, pour pratiques de tortures sur des prisonniers d&amp;rsquo;Abou Ghraib en Irak, mais également pour les méthodes d&amp;rsquo;interrogatoire inhumaines exercées sur les prisonniers de Guantanamo. L&amp;rsquo;ex-ministre de la Défense américain n&amp;rsquo;a rien fait de moins que menacer la Belgique de retirer le siège de l&amp;rsquo;Organisation du traité de l&amp;rsquo;Atlantique Nord (Otan) de Bruxelles. Plus de cinq ans après l&amp;rsquo;invasion de l&amp;rsquo;Irak par la coalition anglo-américaine, quel juge téméraire ose toucher à la tranquillité du président George Walker Bush, après qu&amp;rsquo;il a été dit et établi que les raisons des bombardements ayant scrupuleusement cassé un pays entier sont ailleurs que dans la découverte d&amp;rsquo;armes de destruction en Irak? (...) Le Soudan, allié de la Chine et de la Russie, est depuis longtemps dans le collimateur euro-américain. Il y a beaucoup de pétrole, les Chinois y sont très bien servis.(2)
             
            La Cour pénale internationale (CPI) de La Haye, écrit Allain Jules avec le courage et la hardiesse qu&amp;rsquo;on lui connaît, a délivré un mandat d&amp;rsquo;arrêt international contre le président soudanais, Omar el-Béchir. Le décor est planté. Le devoir de vérité étant un processus juste et moralement légitime, à quand un procès pour la guerre en Irak? A quand un procès pour la guerre en Tchétchénie? A quand un procès pour crime contre l&amp;rsquo;humanité, contre la France lors de la guerre d&amp;rsquo;indépendance au Cameroun, avec notamment, l&amp;rsquo;assassinat de Ruben Um Nyombé et la répression sanglante en pays Bamiléké entre 1960 et 1970, avec 156 villages rayés, et plus de 40.000 personnes massacrées? Et que dire de Madagascar, avec le 29 mars 1947, le massacre de 100.000 personnes pour la pacification de l&amp;rsquo;île? Et le massacre de Sétif et Guelma en Algérie, le 8 Mai 1945, plus de 20.000 morts? Chut, pas de repentance! (...) Irène Khan, secrétaire générale d&amp;rsquo;Amnesty International, est ravie. 
             
            Elle a déclaré: «Le droit est clair. Le président Omar el-Béchir doit se présenter devant la CPI afin d&amp;rsquo;assurer sa défense. S&amp;rsquo;il refuse, les autorités soudanaises doivent se charger de l&amp;rsquo;arrêter et de le remettre immédiatement à la CPI». Comme c&amp;rsquo;est mignon. On ne l&amp;rsquo;a pas entendue lors de l&amp;rsquo;offensive israélienne à Ghaza. On ne l&amp;rsquo;a pas entendue non plus, après la fin du règne de George Walker Bush ou de Tony Blair, ces acteurs actifs de l&amp;rsquo;invasion mensongère d&amp;rsquo;Irak, vrai crime contre l&amp;rsquo;humanité. (...) Si la communauté internationale veut réellement protéger les Soudanais, ce n&amp;rsquo;est pas en prenant une décision aussi grave, qui peut se retourner in fine, contre ce peuple éprouvé. Défendre les droits de l&amp;rsquo;homme, c&amp;rsquo;est bien. En abuser, c&amp;rsquo;est mal. Enfin, la petite corporation des dictateurs africains va comprendre, disent les Occidentaux, qui éludent bien sûr le fait, que ces derniers, sont aussi les plus gros investisseurs dans les sociétés occidentales.(3)
             
            «Selon que vous serez puissant ou misérable, les jugements de cour vous rendront blanc ou noir...Pour le Gabonais Jean Ping, président de la Commission de l&amp;rsquo;Union africaine (UA), qui n&amp;rsquo;est pas allé avec le dos de la cuillère, le mandat d&amp;rsquo;arrêt de la CPI &quot;menace la paix au Soudan&quot;. Nous constatons que la justice internationale ne semble appliquer les règles de la lutte contre l&amp;rsquo;impunité qu&amp;rsquo;en Afrique comme si rien ne se passait ailleurs, en Irak, à Ghaza, en Colombie ou dans le Caucase.» C&amp;rsquo;est quoi ce droit qui ne s&amp;rsquo;applique qu&amp;rsquo;aux faibles? C&amp;rsquo;est quoi ce droit à géométrie variable?(3)
             
            Coup d&amp;rsquo;état en vue?
             
            Le Soudan avec tous les atouts géopolitiques dont il est loti, ne peut demeurer en dehors des comptes des stratégies qui se dessinent pour partager le monde. C&amp;rsquo;est un pays disposant du plus vaste territoire d&amp;rsquo;Afrique et du monde arabe avec d&amp;rsquo;inépuisables ressources hydraulique et un sous-sol aussi riche en pétrole et métaux précieux, soit autant de qualités qui, en ces temps de crise de l&amp;rsquo;énergie et des matières premières, ne laissent pas indifférent. L&amp;rsquo;Union africaine, la Ligue arabe, la Chine et la Russie ont toutes dénoncé la démarche interventionniste de la Cour de La Haye et déploré le mépris affiché par la juridiction envers la souveraineté, la stabilité, la sécurité et l&amp;rsquo;intégrité territoriale des Etats.(4)
             
            «Ce mandat d&amp;rsquo;arrêt délivré, poursuit Allain Jules, contre le président soudanais cache aussi, par ailleurs, une forte odeur de pétrole. Son tort? Celui d&amp;rsquo;avoir concédé des concessions ad vitam aeternam semble-t-il, à la Chine. Ainsi, cet Occident qui semble aller au chevet des pauvres africains qui meurent de faim, a armé le Tchad et les rebelles du sud-Soudan de feu, John Garang, pour tenter de s&amp;rsquo;opposer à la percée chinoise dans la région, et faire main basse sur les produits miniers et pétrolifères du Darfour. Oui, le Soudan est à l&amp;rsquo;origine du déplacement de milliers de personnes, dans les zones pétrolières. Mais, le Soudan fournit à la Chine, plus de 7% de ses importations de brut. Il y a aujourd&amp;rsquo;hui, installées au Soudan, pas moins de 14 sociétés chinoises d&amp;rsquo;importance. Parmi ces dernières, la China National Petroleum Corporation qui a investi des milliards de dollars dans le champ pétrolier de Muglad, qui produit, plus de 500.000 barils par jour, une raffinerie d&amp;rsquo;une capacité de 2,5 millions de tonnes par an. 
             
            En plus, la Chine a mis sur pied, un oléoduc long de 1500 kilomètres pour l&amp;rsquo;exportation de brut à partir d&amp;rsquo;un terminal sur la Mer Rouge».(3)
            
            Pour l&amp;rsquo;ancien président du Tribunal pénal pour l&amp;rsquo;ex-Yougoslavie, Antonio Cassese, «le mandat d&amp;rsquo;arrêt de la Cour pénale internationale (CPI) contre le président soudanais Omar el-Béchir est moralement justifié. (...) Mais, au-delà, quel peut être son impact dans la pratique? Ce mandat ne peut être exécuté qu&amp;rsquo;au Soudan, et uniquement si le président soudanais lui-même autorise ses forces de l&amp;rsquo;ordre à l&amp;rsquo;arrêter. Mais s&amp;rsquo;il s&amp;rsquo;agit du chef d&amp;rsquo;un Etat qui n&amp;rsquo;a pas ratifié les statuts, comme le Soudan, cette immunité peut être invoquée. Toutefois, lorsque - comme c&amp;rsquo;est le cas pour le Darfour - c&amp;rsquo;est le Conseil de sécurité de l&amp;rsquo;ONU qui demande à la CPI de juger les crimes commis par les organes d&amp;rsquo;un Etat qui n&amp;rsquo;a pas ratifié les statuts, le Conseil peut décider que tous les autres Etats membres de l&amp;rsquo;ONU doivent lever l&amp;rsquo;immunité dont bénéficient les responsables, comme Omar el-Béchir, de l&amp;rsquo;Etat incriminé. Dans le cas du Darfour néanmoins, le Conseil s&amp;rsquo;est bien gardé de faire ce pas, et il s&amp;rsquo;est limité à imposer au Soudan de &quot;coopérer avec la Cour&quot;. On revient dont à la case départ: le mandat d&amp;rsquo;arrêt ne peut être exécuté que si ce sont les forces de l&amp;rsquo;ordre soudanaises qui arrêtent el-Béchir et qui le remettent à La Haye. Ce mandat est donc un coup d&amp;rsquo;épée dans l&amp;rsquo;eau».(5)
             
            «Pour M.Saâdoune, la situation est inédite. Comment un gouvernement, si tant est qu&amp;rsquo;il en ait l&amp;rsquo;intention, pourrait arrêter le chef de l&amp;rsquo;État en exercice et le livrer à la Cour internationale. M.Moreno fait mine de ne dire que le droit, mais la mise en application, par un gouvernement soudanais de ce mandat, signifie techniquement et politiquement, un putsch ou un coup d&amp;rsquo;État. C&amp;rsquo;est apparemment une hypothèse sur laquelle travaillent les Occidentaux. L&amp;rsquo;organisation Crisis Group, think tank occidental, à dominante anglo-saxonne, y appelle ouvertement. (...) On peut s&amp;rsquo;attendre à des tractations pour faire recours à l&amp;rsquo;article 16 des statuts de la CPI qui prévoit que le Conseil de sécurité peut voter une résolution qui permet de différer de douze mois renouvelables toute enquête ou poursuites initiées par la CPI. (...) «Même les présidents n&amp;rsquo;ont plus les mains libres pour commettre des crimes horribles», a affirmé Human Rights Watch. Apparemment, l&amp;rsquo;ONG ne pense pas aux mains de Bush, d&amp;rsquo;Olmert. Les crimes contre l&amp;rsquo;humanité commis à Ghaza et en Irak ne sont pas passibles de poursuites. Le Conseil de sécurité ne le permettra pas.(6)«Quelle est la leçon que l&amp;rsquo;on peut en tirer? conclut Antonio Cassese. Premièrement, que lorsque l&amp;rsquo;on n&amp;rsquo;a pas le pouvoir de faire appliquer ses ordres, il vaudrait mieux agir avec prudence. Au lieu d&amp;rsquo;un mandat d&amp;rsquo;arrêt, le procureur aurait pu demander un ordre de comparution. Deuxièmement, on n&amp;rsquo;administre pas la justice avec des fanfares. La justice internationale ne devrait pas faire obstacle aux solutions politiques des crises internationales complexes dans le cadre desquelles de très graves crimes sont commis.»(5)
             
            Pour l&amp;rsquo;histoire, il nous nous faut avoir à l&amp;rsquo;esprit que l&amp;rsquo;immense majorité des PVD devenus indépendants ont gardé avec l&amp;rsquo;ancienne puissance coloniale des liens ombilicaux, appelés selon, l&amp;rsquo;empire, le Commonwealth ou la Françafrique. Ils sont d&amp;rsquo;autant plus vulnérables si le sol et le sous-sol de leur pays regorgent de richesses. Ce qui se passe actuellement nous montre à quel point la justice est à géométrie variable selon que vous êtes du bon ou du mauvais côté des puissants. Saddam Hussein dont le pays est le 3e en richesse pétrolière ne l&amp;rsquo;a pas compris, on sait comment il a fini. El Gueddafi lui, au pouvoir depuis quarante ans, l&amp;rsquo;a compris. Ce fut une reddition sans gloire en rase campagne permettant aux compagnies américaines d&amp;rsquo;avoir plus de facilités qu&amp;rsquo;avant les nationalisations de 1970-71. Omar el Béchir pensait avoir misé sur le bon cheval «la Chine» il faut croire que pour le moment, ce n&amp;rsquo;est pas le bon cheval. Mais qui sait? Imaginons que le Soudan ait ouvert son sous-sol aux compagnies américaines, on peut prendre le pari qu&amp;rsquo;il ne se passera rien. Omar el-Béchir continuera à «pacifier» - un terme que l&amp;rsquo;on connait bien - sous le regard bienveillant des grands de ce monde.
             
            (*) Chems Eddine Chitour est Professeur à l'Ecole nationale polytechnique
            
            
        
    

</description><pubDate>Mon, 09 Mar 2009 18:24:06 +0100</pubDate></item><item><title>Tchad : tuer pour lhonneur ou la rivalité Deby/Timan</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Tchad-tuer-pour-l-honneur-ou-la-rivalite-Deby-Timan-2170.php</link><description>
  
    
      
        
          
            
              
                Écrit par Le Chacal, Ndjamena    
              
              
                28-01-2009 
              
              
                
                   À tous les tchadiens qui sexcitent, il faut dire de redescendre sur terre. La nomination du neveu dIdriss Deby Itno, à la tête de lunion des forces pour la résistance (UFR), est une bonne affaire pour Khartoum parce quelle augmente la chance des soudanais de se payer la tête de Deby et temporairement la rébellion  tchado-zagawa-soudanaise, le MJE.  Cest aussi une bonne affaire pour les zagawa parce que cest la continuité, dans la tranquillité, des choses de la famille que les goranes avaient failli choper lan dernier. Mais quelle tranquillité?
                   
                  Cette guerre inter-zagawa entre les Itno et les Erdimi est une guerre bien calculée qui ne menace aucunement le pouvoir zagawa. Les complicités familiales interzaghawa vont durer aussi longtemps que possible à notre défaveur.   
                   Désillusionnez-vous mes frères !  Les zagawa ne vont pas laisser le pouvoir ni aux goranes ni aux Arabes noirs de lEst. Tout sarrange avec largent, beaucoup dargent qui circule dans ces familles sous tension, des milliards du trésor public tchadien, largent issu des sueurs de nos fronts. Ils savent quils ne sont plus les détenteurs exclusifs des armes. Ils savent quils auront peu de chance de se faire pardonner tellement ils ont commis des crimes affreux, monté des combines tribales affreuses depuis les 19 années de pouvoir absolu. Idriss Deby et Timan Erdimi sont tous les deux conscients quils sont issus dun groupe très minoritaire, marginal et pauvre, vivant dans les parties les plus inhospitalières du Tchad, vivant encore à létat primitif. Le pouvoir quils ont aujourdhui offre aux leurs une revanche historique inespérée de sortir du lot des damnés de la terre.  Deby et Timan sont  très conscients de cette vérité quaucun deux ne remettra en question. Au moment où jécris cet article,  les intérêts sociaux et financiers des rebelles zagawa sont assurés normalement par leurs parents restés à Ndjamena auprès dIdriss Deby, au vu et au su de Deby lui-même. Cest pour cette raison même que les parents naturels de Deby sont traités différemment des autres tchadiens : impunité et accaparement du commerce, du transport, de la douane, de largent des sociétés, etc.  Tout est prétexte pour un traitement de faveur et pour piller. Les blessés zagawa sont évacués et dédommagés. Pour les morts, leurs familles sont payées au prix fort avec largent du pétrole. Aucun autre tchadien na le droit de bénéficier des mêmes traitements. En ce moment, pour chaque grande bataille avec la rébellion, les combattants zaghawa sont payés selon leur importance jusquà plusieurs millions par individu survivant, blessé ou mort. De largent public quils savent quaucun tchadien naccepterait de leur gratifier de la sorte. 
                   Quand ils décident de se diviser et de se battre, ils se servent de notre argent pour sacheter des armes et nous imposer la guerre que nous ne voulons pas. Quand ils décident de se réconcilier, ils se servent de notre argent pour se récompenser. Quand ils décident de se battre à nouveau ou de sentretuer pour lhonneur familial, ils se servent encore de notre argent pour se régler leurs comptes. Quand ils ne trouvent rien à faire , ils se servent quand même de notre argent pour leurs joies, celles de leurs femmes et enfants. Pire, ils se servent de notre argent pour se passer le pouvoir de famille en famille dans la zagawamania.  
                  Nos enfants doivent-ils encore se faire tuer pour une passation interfamiliale de pouvoir  ? On pourrait encore envisager d'accepter si ça ne coute rien mais pas au prix des vies des nôtres. C'est par principe et obligation morale que nous refusons cette transaction qui sent le crime.
                   Les Erdimi ne sont-ils pas les architectes de la zaghawamania quand ils dirigeaient les affaires de la présidence et du clan ? Aujourdhui, ils veulent nous faire croire quils se sacrifient pour le salut dun Toubouri ou dun gambaye quils ont combattu pendant des décennies? Même pour un baccalauréat qui ne rapporte que fifre au Tchad, les Erdimi avaient déployé toutes leurs énergies pour priver certains tchadiens non issus de leurs ethnies et régions.   
                   
                   Le secret de Timan découvert aux portes de Ndjaména consistait au départ forcé de Deby par la trahison de ces propres hommes, ensuite le RFC et les Toroboros viendraient renforcer la garde républicaine de son oncle Deby puis ensemble vont retourner le canon contre les goranes de Nouri et les autres alliés rebelles. Ils les écraseraient tous dans une guerre urbaine.   
                   
                   Laprès Deby nest pas planifié pour lintérêt des tchadiens mais pour la zagawamania. Les tchadiens doivent être conscients et comprendre la différence entre se débarrasser de la personne dIdriss Deby Itno et lutter pour une libération nationale globale où le pouvoir ne sera plus le propre dune ethnie, dune région ou dune confession religieuse.  Les tchadiens doivent comprendre cela et rapidement, car de la rapidité avec laquelle ils prendront conscience de cette vérité dépendra leur survie, la stabilité future du Tchad et peut-être de la sous région de lAfrique centrale. 
                   Le Chacal 
                  Ndjamena
                  
                    Librafrique.com
                    

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</description><pubDate>Fri, 30 Jan 2009 11:19:20 +0100</pubDate></item><item><title>Le CNR apporte son soutien à lUFR.</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Le-CNR-apporte-son-soutien-a-l-UFR.-2165.php</link><description>
  
    Après le manifeste politique, les mouvements politico-militaires : CDR, FPRN, FSR, RFC, UFCD, UFDD et UFDD-F, dans un esprit patriotique, viennent de franchir un pas important vers une réelle réunification du mouvement national en lutte contre la dictature. Cette dynamique unitaire constitue incontestablement une prise de conscience des dirigeants de lopposition que sans une vraie unité, il ne peut y avoir ni de victoire sur les forces du mal, ni dalternance politique au Tchad.
  
  
    Depuis 18 ans, les Tchadiens attendent un vrai changement, un vent dair frais, bref, un véritable soulagement de leurs conditions de vie misérables. Ils ont fondé tous leurs espoirs sur la résistance armée car le régime dictatorial et clanique de Deby ne comprend, hélas, que le langage des armes.
    Les Tchadiens, comme tous les autres peuples aspirent à la paix, à la démocratie, à la justice et à la pleine et équitable jouissance de leurs ressources. Ces aspirations bien fondées ne peuvent se réaliser que dans un État de droit où les valeurs républicaines priment sur la conception actuelle du système politique de Deby basée sur la corruption, les détournements des deniers publics, le favoritisme, lincompétence, le bradage des ressources, la fracture sociale, la déliquescence de ladministration, le bafouement de la souveraineté et de la dignité nationales; bref, un État- razzia. Dans un État où le citoyen doit être jugé et apprécié non selon son appartenance ethnique, clanique, religieuse ou son degré de délinquance mais selon ses valeurs intrinsèques, ses compétences et sa probité.
    Les attentes de notre peuple sont certes énormes et justifiées. Cependant, elles ne pourront être satisfaites miraculeusement par le simple renversement de la dictature clanique, abjecte et dévalorisante mais en opérant de profonds changements à ce système politique maffieux, instauré par le MPS depuis 1990 et qui avilit le citoyen tchadien. Nous ne pouvions y parvenir quen conjuguant nos efforts dans un esprit dunité, dabnégation et de nationalisme. Aujourdhui, avec la création de lUnion des Forces de la Résistance (UFR), le 18 janvier 2009, se pointe à lhorizon une grande opportunité de battre ensemble la dictature qui sévit dans notre pays depuis bientôt deux décennies et uvrer pour la mise en place des conditions propices à linstauration dune vraie République démocratique et à la conquête de lindépendance réelle du Tchad.
    Face à cette dynamique unitaire, le Conseil national de redressement du Tchad (CNR), fidèle à ses principes politiques qui ont toujours prôné lunité du mouvement national de la résistance ne peut que se réjouir de la naissance de lUFR et lui apporte son soutien politique, humain et matériel. Le CNR lance donc un appel solennel à tous ses militants et sympathisants à apporter leur aide à lUFR par tous les moyens afin de contribuer efficacement à la victoire des forces nouvelles du changement. Par la même occasion, nous invitons vivement les forces de larmée nationale tchadienne, qui servent de chair à canon au dictateur Idriss Deby, de prendre leurs responsabilités devant lhistoire et devant le peuple en refusant de défendre le despote et de sen tenir strictement à leur mission salvatrice : la défense de la patrie en danger.
    Vive lunité du mouvement national de la résistance!
      Vive le Tchad libre, républicain, démocratique et socialement avancé!
      Fait à Ottawa le 24 Janvier 2009
      Dr. Bichara Idriss Haggar
      Président du CNR
      
  
</description><pubDate>Sat, 24 Jan 2009 21:31:32 +0100</pubDate></item><item><title>Un réfugié tchadien fou au Bénin</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Un-refugie-tchadien-fou-au-Benin-2159.php</link><description>

  
    Posted December 15th, 2008 by administrateur
    
  
  
    
    
    Arrivés au Bénin en février 2008 suite à loffensive manquée des rebelles à NDjaména, la rue laccueille. Puis une église qui requiert lanonymat le renvoie au bout de deux jours. Un de ses compatriotes le fera autant après un mois. Ensuite, la généreuse gare de la Société nigérienne de transport et de voyageurs laccueille. Il dort souvent après 22 heures sur de morceaux de carton avec son chéri « Le Froid » et se réveillent à 5 heures du matin en vue derrer à travers la ville de Cotonou. Cest Abdoulaye.
      Rencontré ce matin du 14 décembre 2008, Abdouilaye et son compagnon Djibrine me serrent la main à tour de rôle. Visiblement fatigué, Djibrine explique son parcours de réfugié au Bénin : « une attestation provisoire nous été délivrée par la Commission nationale des réfugiés et le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés du Bénin. En attendant la détermination de notre statut, lequel donnera droit à une quelconque assistance. Entre-temps, sous prétexte dexaminer nos dossiers, nous devons faire les pieds de grue malgré la divergence des cas avérés présentés, en parcourant de longues distances à pieds, affamés et fatigués devant les portes des bureaux de cette commission ».
      Le partenaire privilégié de lUNHCR ; la Caritas-Bénin naccorderait lassistance quà une infime partie des réfugiés. Ces derniers reçoivent une somme de dix mille francs, et en nature, des ustensiles de cuisine Il sagit de deux seaux, deux marmites, une moustiquaire et une natte en plastique dune place (NDLR). Mais, un malheureux nombre restant est sommé à attendre sa part dans lhumour noir de la vie pendant quelques mois.
      Selon Djibrine, la cause de la folie dAbdoulaye est labandon. Le HCR du Bénin a abandonné son travail entre les mains dune autre institution nationale. Le travail est beaucoup bureautique. Quatre centres de santé ont été choisis pour soccuper des réfugiés malades. Les derniers, après avoir payé le ticket de consultation de 300 francs, 25% des autres patients doivent prendre la charge de chaque produit pharmaceutique également à 25%. Plus dun réfugié malade a été abandonné à son triste sort à cause du manque dargent. Djibrine met la main dans la poche et me présente une ordonnance dun médicament dune valeur de 525 francs quil na pas pu lacheter.
      Ces deux institutions humanitaires à caractère caritatif font broyer du noir. Difficile aux réfugiés tchadiens de percevoir les réelles missions qui ont été dévolues au HCR du Bénin. Cest ce qui porte des inquiétudes des réfugiés. « Certains humanitaires du Bénin nauraient pas la chance de pouvoir vivre la moindre réalité dune guerre, dune personne persécutée, de la souffrance dune personne qui a fui des hostilités meurtrières de son pays pour se réfugier dans un autre pays... Encore, est-il raisonnable que ces personnes pensent être catégoriquement lexempt dune quelconque situation brutalement atroce ? », se demande Djibrine qui se bat avec son Abdoulaye affolé.
      Une main serre celle dAbdoulaye quajoute Djibrine, « Le loyer est acquis sous caution dargent dune dizaine de mois (relativement à peu près, de 10 000 à 30 000 francs Cfa). Néanmoins, le coût de la vie serait à la portée de tous ceux qui ont les moindres moyens. Mais il devient pénible à celui qui na pas du tout la possibilité de sapprovisionner une graine de céréales. Nos efforts se font vains dans une douce discrimination sans nom. Lemploi, même subalterne, soctroie par des critères entourés de mystères. Comment pouvons-nous espérer vivre dans ces conditions ? »
      Dune manière ou dune autre, il faut estimer à juste titre que toutes les possibilités produites par ces deux institutions contribuent à la discrimination qui ne dit pas son nom, à la mort lente, peut-être à la diminution du nombre des réfugiés
      Certains réfugiés possèdent des compétences réelles. Ils sont motivés à les prévaloir et sauto-défendre, socialement. Mais lon refuse pour des raisons inavouées à leurs accorder des ouvertures. Michel accompagné de sa cousine vient de regagner Djibrine « Nous faisons preuve de notre détermination, certains dentre nous ont refait le même cycle, toujours en vain. Nous sommes alors contraints contre notre gré à croiser les bras et à regarder impuissamment dans tous les sens. Et finalement, nos potentilles compétences meurent, à petit feu, en nous, au détriment de la Convention de Genève de 1951. », renchérit Michel.
      La cousine nest pas restée muette : « Je faisais porte à porte pour laver les habits. Mais, les clients hommes veulent dabord coucher avec moi. Jai dû abandonner. Heureusement, jai une amie congolaise qui mhéberge. »
      Abdoulaye casse le rétroviseur dun passant. Il fallait le ramener au Centre psychiatrique de Jacquot. Mais, Abdoulaye ne veut pas repartir dans ce centre de santé. Il a un autre projet dans la tête : il saute de voiture en voiture, et la seule phrase quil délire est « Je veux aller à NDjaména ! Je veux aller à NDjaména !  ». Entre-temps, le climat est tendu sur laffaire du rétroviseur cassé et la cousine. Finalement, il faut rembourser au gré dune cotisation. Après le remboursement, Abdoulaye est ligoté en attendant le secours de ses parents restés au pays.
      Il faut dire que depuis février 2008, Abdoulaye est le troisième réfugié tchadien à attraper la folie. Quand la situation socio-économique dégringole, il faut avoir un cur dacier pour pouvoir la supporter. Si les faiseurs de guerre savent les moindres conséquences de ce que la guerre provoque.
    Ereck Dinar
  
</description><pubDate>Sat, 24 Jan 2009 01:24:21 +0100</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-2141.php</link><description>Amour: les révélations de la science
 
2009-01-13 00:00:02 
On croit l'amour aveugle et romantique... en fait, il est génétiquement programmé pour faire des enfants en santé. Preuves scientifiques étonnantes. 

  
    POUR EN SAVOIR PLUS
    - Cybersexe et longues distances
    - La sodomie, un fantasme d'homme? 
    - autres
    
    L'amour peut vraiment briser le coeur
    Oui, on peut avoir le coeur brisé d'amour, surtout les femmes, croient des cardiologues américains. Les chercheurs de l'école de médecine de l'université Johns Hopkins, à Baltimore, ont établi l'existence d'un syndrome cardiaque spécifiquement lié à une émotion forte, comme un chagrin d'amour. Ces crises cardiaques qui n'en sont pas se soignent généralement en quelques jours sans laisser de séquelles. Ouf! 
    
    
    N'abusez pas de la bagatelle
    Pour être en bonne santé, faites un peu l'amour, mais pas trop, apprend-on dans une étude réalisée auprès d'une centaine d'étudiants américains. On y révèle que ceux qui pratiquaient une activité sexuelle une ou deux fois par semaine avaient des niveaux d'immunoglobuline (un anticorps) 30 % supérieurs à ceux des étudiants abstinents. Ils avaient aussi des niveaux d'anticorps 30 % supérieurs à ceux qui faisaient l'amour plus de deux fois par semaine. Pensez à moduler votre fréquence! 
  Le stress et l'orgasme? Incompatibles!
    Les zones du cerveau responsables de la peur et du stress sont désactivées chez une femme ayant un orgasme, affirme Gert Holstege, neurologue de l'université de Groningue (Pays-Bas), qui a scanné 13 cerveaux féminins pendant l'acte sexuel. Traduction: pour jouir, il faut arrêter de penser au souper, aux devoirs du p'tit dernier et à la réunion du lendemain. Êtes-vous étonnée? 
    
    
    Comment réussir son speed dating
    Des chercheurs du Massachusetts Institute of Technology (MIT) ont enregistré 60 séances de speed dating. Ils ont analysé le ton de la voix entre les partenaires, le nombre de fois où ils ont cessé de parler, et le temps de parole de chacun. En compilant ces données, ils ont pu prédire dans 80 % des cas le dénouement d'une rencontre. Messieurs, voici l'attitude gagnante pour plaire à une femme: prononcez deux ou trois courtes phrases d'encouragement et, surtout, laissez-la parler. Ce n'est pourtant pas sorcier! 
    
    
    Ne vous laissez pas séduire au téléphone
    Dans la tête d'une femme, une voix masculine profonde est immédiatement associée à l'image d'un homme attirant, fort et musclé. Sarah Collins, de l'Institut des sciences écologiques et évolutives, à Leyde (Pays-Bas), a voulu en avoir le coeur net. Elle a enregistré les voix de 34 hommes et les a fait écouter à un groupe de femmes. Les images que celles-ci se sont forgées d'après les voix entendues se sont révélées... complètement fausses. On vous aura prévenue. 
    
    
    La passion, c'est la vie
    Si le regard ardent de l'homme que vous venez de rencontrer vous remplit d'une passion soudaine, ne vous méprenez pas: ce n'est pas lui qui vous hypnotise... vous êtes simplement sous l'emprise de vos gènes. Des anthropologues ont mené une recherche touchant 68 cultures différentes et ont découvert des preuves directes de l'existence de la passion amoureuse dans 87 % de ces populations. Conclusion: l'amour fou est un programme génétique inscrit chez tous les humains, sans doute pour nous aider à faire tomber nos inhibitions devant un inconnu, nous inciter à lui faire l'amour et, donc, un bébé. Retors, nos gènes? 
    
    Les contraires s'attirent
    Il n'y a rien de plus craquant chez un homme que son système immunitaire! «À condition que ce système soit très éloigné du nôtre», avance la neurologue française Lucy Vincent. Dans son livre Petits arrangements avec l'amour, elle soutient que le nez est capable de juger le système immunitaire d'un homme aux multiples signaux chimiques qu'il répand autour de lui. Et plus ses gènes sont différents des nôtres, plus l'homme a de chances d'être le bon candidat pour nous faire un enfant en santé. En langage cerveau, cela signifie: on va le trouver follement sexy. 
  Lire la suite
  2. Amour ou dépendance?
  
  
  
   
</description><pubDate>Thu, 15 Jan 2009 12:15:22 +0100</pubDate></item><item><title>Il faut empêcher les États coupables d'abus de manipuler le système afin déchapper aux critiques : Obama devrait privilégier les droits humains</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Il-faut-empecher-les-etats-coupables-d-abus-de-manipuler-le-systeme-afin-d-echapper-aux-critiques-Obama-devrait-privilegier-les-droits-humains-2139.php</link><description>(Washington, DC, le 14 janvier 2009) - L'administration Obama devra placer les droits humains au cur de sa politique extérieure, intérieure et de sécurité si elle souhaite effacer les dégâts causés par les années Bush, a déclaré Human Rights Watch aujourd'hui lors de la publication de son Rapport Mondial 2009. 

Le rôle de chef de file que joueront les États-Unis dans l'action en faveur des droits humains va être essentiel, a déclaré Human Rights Watch, car aujourd'hui les actions diplomatiques les plus dynamiques et les plus structurées en matière de droits humains ne sont pas constructives, et sont conduites par des nations qui essaient de contourner l'examen de leurs propres abus et de ceux commis par leurs alliés. De plus, la crise des droits humains de Gaza, où des centaines de civils ont été tués dans les affrontements opposant Israël et le Hamas, souligne la nécessité d'une attention internationale concertée sur les abus de droits qui marquent profondément les conflits armés actuels, a fait savoir Human Rights Watch. 

« Pour la première fois, depuis presque dix ans, les États-Unis ont l'opportunité de rétablir leur crédibilité internationale en tournant la page sur les politiques abusives de l'administration Bush », a déclaré Kenneth Roth, le Directeur exécutif de Human Rights Watch. « Il n'est jamais trop tard. À l'heure actuelle, les actions diplomatiques en matière de droits humains les plus dynamiques proviennent de lieux comme Alger, Le Caire et Islamabad, avec le soutien de Pékin et Moscou, mais ces « saboteurs » poussent à suivre la mauvaise direction ». 

Le Rapport Mondial 2009 de 564 pages, 19e rétrospective annuelle des pratiques en termes de droits humains autour du monde réalisée par Human Rights Watch, résume les questions cruciales en matière de droits humains dans plus de 90 pays, reflétant le travail d'investigation considérable mené en 2008 par le personnel de Human Rights Watch. 

Le rapport informe sur les abus de droits humains actuels commis par les États et les groupes armés non étatiques dans le monde, y compris les attaques sur des civils lors des conflits en Afghanistan, en Colombie, en République démocratique du Congo, en Géorgie, en Israël et dans les territoires palestiniens occupés, en Somalie, au Sri Lanka et au Soudan, et la répression politique dans des pays tels que la Birmanie, la Chine, Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, l'Arabie Saoudite, l'Ouzbékistan et le Zimbabwe. Il met également en avant les violations commises par les gouvernements qui essaient de faire obstacle au terrorisme, dont la France, le Royaume-Uni et les États-Unis. Ce rapport traite par ailleurs des abus commis envers les femmes, les enfants, les réfugiés, les travailleurs, les homosexuels, les bisexuels et les transsexuels, parmi d'autres. 

Le chapitre dintroduction de Kenneth Roth présente les mesures que les États-Unis et les autres gouvernements qui ont l'intention de promouvoir les droits humains devraient prendre s'ils souhaitent récupérer l'initiative en matière de droits humains des mains des pays « saboteurs » qui s'opposent de manière si agressive et si effective à ces droits. 

« Comme première mesure vitale, Barack Obama et son équipe devraient repenser radicalement la manière de combattre le terrorisme », a déclaré Kenneth Roth. « Il n'est pas seulement injuste mais également infructueux de commettre des abus au nom de la lutte contre le terrorisme ou d'excuser les abus commis par des gouvernements répressifs simplement parce qu'on les considère comme des alliés dans le combat contre le terrorisme ». 

Kenneth Roth remarque qu'aux Nations Unies, comme au sein d'autres institutions internationales, les gouvernements répressifs ont fait obstruction au contrôle et aux critiques des violations de droits, alors que trop de démocraties se tiennent à l'écart ou défendent de façon inefficace de ces droits. Des pays tels que l'Algérie, l'Égypte, le Pakistan (soutenu par la Chine), la Russie, l'Inde et l'Afrique du Sud défendent le droit des gouvernements d'agir comme ils l'entendent en invoquant la souveraineté, la non-ingérence ou la solidarité régionale. Washington a été incapable d'apporter une réponse efficace, même en cherchant à défendre les droits humains, à cause de ses récents abus commis pour la plupart au nom de la lutte contre le terrorisme et de son abandon d'une diplomatie multilatérale efficace au profit d'une arrogante politique d'exception. 

Kenneth Roth a appelé la nouvelle administration Obama à faire part de la volonté du gouvernement des États-Unis à rejoindre la communauté internationale et à se soumettre à la primauté du droit en signant à nouveau le traité de la Cour pénale internationale (CPI), en demandant à devenir membre du Conseil des droits de l'homme des Nations Unies et en ratifiant les traités essentiels ignorés en matière de droits humains. 

Certains gouvernements ont profité de l'absence des États-Unis pour affaiblir la protection internationale des droits humains. « Il est triste de constater qu'en matière de droits humains, les gouvernements qui possèdent la vision la plus claire et la stratégie la plus efficace sont souvent ceux qui essaient de porter atteinte à l'application de ces droits », a expliqué Kenneth Roth. 

Kenneth Roth a déclaré que les opposants aux droits humains sont parvenus à dominer les débats intergouvernementaux sur le sujet en minimisant l'importance de l'examen par les Nations Unies de la répression sévère en Ouzbékistan, en Iran et en République démocratique du Congo, par exemple, et en compromettant le Conseil des droits de l'homme des Nations Unies. Ces saboteurs ont également contesté les critiques visant le gouvernement militaire birman et ont tenté de mettre fin à la soi-disant persécution du président soudanais Omar el-Béchir par la CPI à propos des abus meurtriers commis dans la région du Darfour. 

Les gouvernements cherchant à jouer un rôle négatif en matière de droits humains ont agi de cette manière afin d'anticiper et de déjouer le contrôle international de leurs propres violations ou de celles commises par leurs alliés, selon Kenneth Roth. Tout en déclarant leur soutien aux principes des droits humains, ces nations invoquent la souveraineté pour éviter l'examen de leur propre historique. Comme Kenneth Roth le fait remarquer : « Ces gouvernements revendiquent la solidarité régionale ou la solidarité entre États du Sud, mais la solidarité qu'ils ont à l'esprit s'applique aux dirigeants violents, et non pas à leurs victimes ». 

Le rapport montre du doigt de nombreuses nations critiquables à cet égard, dont l'Afrique du Sud, pour ne pas s'être penchée sur la crise de son voisin le Zimbabwe ; l'Égypte, pour avoir encouragé un examen superficiel du conflit au Darfour ; l'Inde et la Chine, pour ne pas s'être préoccupées de la répression en Birmanie. 

Human Rights Watch salue les gouvernements du Sud qui ont résisté à cette tendance et qui ont fait connaître leur soutien aux droits humains, comme le Botswana, le Ghana, le Libéria, le Nigeria, la Sierra Leone et la Zambie en Afrique, et l'Argentine, le Chili, le Costa Rica et l'Uruguay en Amérique latine. Néanmoins, le rapport note que les gouvernements de taille moyenne ou plus petite ne disposent pas de l'influence nécessaire pour aller à l'encontre des actions des saboteurs sans le soutien des grandes démocraties occidentales. 

Le chapitre de Kenneth Roth conclut qu'en raison du désengagement massif de l'administration Bush en matière de défense des droits humains, suite à sa décision de combattre le terrorisme sans accorder d'importance aux droits essentiels tels que le droit de ne pas être torturé, forcé à disparaître ou détenu sans avoir pu bénéficier d'un procès équitable, l'Union européenne s'est vue contrainte d'agir seule. Cette dernière a réagi de façon admirable face à la crise russo-géorgienne ou lorsqu'elle a envoyé des observateurs pour protéger les civils dans l'est du Tchad. Toutefois, le rapport fait savoir que l'Union européenne n'a pas réussi à étendre davantage son influence, se cachant derrière un processus de prise de décisions contraignant, accomplissant des efforts diplomatiques de façon peu convaincante et inefficace, et échouant à étendre son influence sur des pays comme la République démocratique du Congo, la Birmanie et la Somalie. 

« Pour qu'elle soit profitable, la défense des droits humains nécessitera un réel examen de conscience et une volonté de la part des démocraties du monde entier de changer la donne », a déclaré Kenneth Roth. « La tâche que doit affronter la communauté des droits humains est de convaincre à la fois les partisans traditionnels de ces droits et leurs futurs défenseurs potentiels de saisir cette opportunité ».

Communiqué de presse - Human Rights Watch
 
 

  
  
</description><pubDate>Thu, 15 Jan 2009 03:19:01 +0100</pubDate></item><item><title>Après avoir bénéficié de ses largesses</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Apres-avoir-beneficie-de-ses-largesses-2125.php</link><description> 



  
    
      
        
      
    
  Il mérite aisément sa réputation. Enfarineur numéro 1 au monde selon feu le général Robert Guéi. Champion toutes catégories de la roublardise selon Guillaume Soro. Laurent Gbagbo ne fait rien pour trahir cette réputation qui lui colle à la peau. Cette fois-ci, cest le Guide de la Jamahiriya libyenne le colonel Mouammar Kadhafi qui en fait les frais. Roulé dans la farine comme un premier venu par le chef de lexécutif ivoirien, le Guide na pu effectuer létape dAbidjan lors de la tournée ouest africaine qui la conduit successivement, durant la semaine écoulée, à Freetown en Sierra Leone, à Conakry en Guinée, à Monrovia au Libéria et à Bamako au Mali. En plus de cette tournée qui a pris fin samedi, Kadhafi a eu des entretiens téléphoniques avec les chefs dEtat sénégalais, béninois et ghanéen sur les opportunités de création du gouvernement fédéral africain lors du prochain sommet de lUnion Africaine en février à Addis-Abeba. Le nôtre a été royalement ignoré. Justement, au cours de ses entretiens avec les dirigeants des pays visités ou non, Kadhafi a souligné, selon des sources bien introduites, la nécessité de la formation de ce gouvernement pour, dit-il, faire face à tous les défis extérieurs avec une « voie et une volonté africaine uniques ». Une voie que se refuse à emprunter Laurent Gbagbo. Le chef de lEtat ivoirien na pas donné droit à la demande du Guide Libyen dinscrire la ville dAbidjan au nombre des étapes cruciales de sa tournée. Gbagbo a botté en touche quand le Guide la joint au téléphone pour lui faire part de son projet de visite : « On va voir ça plus tard ! », cest le triste sort que Gbagbo a réservé à la sollicitation de Kadhafi. Alors que ce dernier na pas hésité, à la prise de pouvoir de Gbagbo et même au plus fort de la crise militaro-civil, surtout lors de sa dernière visite en juin 2007 à Abidjan, à investir sans calculs dans plusieurs secteurs dactivités porteurs en Côte divoire. Il sagit notamment des secteurs pétroliers avec la création des stations Oil Libya, de lhôtellerie, de la téléphonie mobile et du transport aérien avec Afriqia pour ne citer que ceux-là. Il ne sest pas arrêté en si bon chemin. Il a fait preuve de largesse, à en croire nos sources, en faveur de son homologue ivoirien. Dailleurs, Gbagbo lui-même ne sen cache pas. Il reconnaît avec une dose dhumour que le généreux Guide libyen lui a remis un pactole de 300 millions qui lui a permis, au début de son règne, à parachever les travaux de construction de sa résidence familiale de Mama. Malgré toutes ces largesses dont il a bénéficié de la part du leader libyen, Gbagbo a choisi de saligner sur la position du sud africain Thabo Mbeki, partisan dune union progressive à travers des ensembles régionaux et sous-régionaux. Alors que le Guide est, lui, partisan dun gouvernement fédéral africain avec un seul passeport, une seule monnaie et une seule armée forte de 2 millions de soldats. Une option qui, à lanalyse, a peu de chance dêtre validée au prochain sommet dAddis-Abeba. Et ce, sans vraiment avoir dit non ouvertement au projet du Guide libyen. Mais, dans ce contexte, le départ du pouvoir de Mbeki facilite la tâche à la diplomatie libyenne. Il ressort, en effet, que tous ses interlocuteurs ont assuré le Guide sur leur volonté de voir se concrétiser ce vieux rêve cher au ghanéen Kwame Nkrumah. Même si certains avancent que le temps est court. Le malien Amadou Toumani Touré quant à lui, est clair : « Nous sommes prêts à abandonner une partie ou toute de notre souveraineté au profit de lintégration africaine ». Pour rappel, le projet Kadhafi devait, initialement voir le jour lors du 9e sommet des chefs dEtat de lUA à Accra en février 2007. Il a été reporté à juillet 2008 au sommet du Caire. Le projet reste toujours dactualité malgré la position ambiguë de Gbagbo et de lEtat sud africain. 
  Khristian Kara
</description><pubDate>Fri, 09 Jan 2009 00:52:24 +0100</pubDate></item><item><title>Le colonel Ernest Gnassingbé bien décédé en France</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Le-colonel-Ernest-Gnassingbe-bien-decede-en-France-2124.php</link><description> 
 
Les Togolais doivent-ils en rire ou en pleurer? Le fils aîné du Gal Eyadèma, le Colonel Ernest Gnassingbé, ancien commandant de la garnison du Camp Landja, actuellement Camp Gal Améyi, serait décédé dimanche dernier en France, où il avait été évacué durgence après une tentative de suicide perpétré chez lui à Kara. Gravement blessé et malgré les soins, il  succombera à ce choc.
Daprès nos informations obtenues de sources sûres, il avait sauté du haut dune maison à étage il y a quelques jours, dans le but de se donner la mort. Il fut évacué dans un premier temps sur Lomé pour y recevoir des soins. Mais face à la gravité de son cas, il sera évacué durgence en France où il vient de passer de vie à trépas.
Rappelons que cest depuis le début des années 2000 que la famille Gnassingbé connut un passage à vide qui avait dû donner de la sueur froide au sérail et en première ligne, au Gal Eyadèma, une occasion de commencer à se demander, si cest le ciel qui sécroulait sur eux. En effet, en 2003 le Gal Eyadèma très malade, fut évacué pour un séjour médical en Italie. A lépoque ce fut top secret. Le Président de la République ne pouvait pas tomber malade. Et la contradiction fut apportée à lépoque par Pitang Tchalla qui balaya presque du revers de la main linformation rapportée par certains journaux à lépoque selon laquelle, il était gravement malade et se faisait soigner dans un hôpital italien.
Presque à la même période cest le tour de son fils Ernest, Colonel de son état, dêtre évacué durgence à lHôpital du Val-de-Grâce en France. Il y séjournera pendant plusieurs semaines. Malgré ce relativement long séjour, il ny eut pas grand mieux. Déjà, les rumeurs les plus folles avaient circulé à lépoque le donnant pour mort en France. Ses ennemis guettaient loccasion. Il nen sera rien. Il y eut cependant une légère amélioration de son état de santé. Rapatrié au Togo, il séjourne depuis à Kara, son fief où plusieurs Togolais honnêtes et sans histoire ont été victimes de ses comportements irrévérencieux.
Etant donné quil navait pas du tout bonne presse dans tout le pays, y compris même à Kara, son fief et parmi les éléments de larmée, certains le disaient victime denvoûtement de la part dun vieux chef canton du nord-Togo quil aurait à lépoque personnellement battu à mort après la présidentielle de 2003 et bien dautres histoires les plus  invraisemblables. Dautres ont prétendu que son mal venait de sa propre famille.
Pendant que feu Gal Eyadèma séjournait dans un lit dhôpital italien et que son fils aîné ne savait plus quel sort lui était réservé, une autre fille du Gal Eyadèma faisait un accident rocambolesque de la circulation à Lomé au petit matin, accident dans lequel il y eut au moins un mort. Que de spéculations à lépoque! Pendant au moins deux mois, cette fille était donnée pour morte. Jusquà ce que lopinion nationale se rendit à lévidence delle-même, quelle avait survécu à ce drame survenu justement à lendroit où vient dêtre érigé un nouveau bureau de la BTD au niveau de la station CAP à quelques encablures du Collège Protestant de Lomé. 
Pour lheure, on ignore si le corps de lancien commandant du Camp Landja situé à 500 km au Nord de Lomé est rapatrié ou sil est toujours en France.
Moralité: les Togolais doivent apprendre à saimer. Les responsables politiques ont intérêt à rechercher lunion et lamour entre tous les fils de ce pays, quel que soit le parti politique auquel ils appartiennent et quelles que soient les régions dorigine et les provenances ethniques. Trop de mal a été fait arbitrairement et volontairement entre frères et surs par des gens qui considèrent quils ont le pouvoir, largent et les armes de leur côté et que la souffrance, la douleur de la maladie et la mort nétaient guère pour eux une préoccupation. 
Etaient-ils immunisés contre elles pour les ignorer aussi royalement? Il est temps de mettre un terme à cette conception de la vie, afin que ces comportements dun autre âge disparaissent de la terre de nos aïeux. Ernest Gnassingbé, «le gouverneur de la partie septentrionale» qui faisait la pluie et le beau temps au Togo avait beaucoup dennemis parmi lesquels de nombreux chauffeurs et propriétaires de voitures dont le seul crime aura été davoir le culot de le dépasser sur les routes du Togo à bord de sa Jeep de commandement ou à bord de tout autre véhicule banalisé. Ceci étant dit, nous faisons un clin dil à cet ami médecin Losso qui se rendait à des funérailles à Siou, mais qui navait pas pu assister auxdites funérailles et aura passé toute sa journée au camp Landja. Il fut même oublié par le maître de céans qui ly avait interné. 
En tout cas, que la terre lui soit légère!
I.S. 
    </description><pubDate>Fri, 09 Jan 2009 00:44:21 +0100</pubDate></item><item><title>De nouvelles statistiques concernant l'Alzheimer</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/De-nouvelles-statistiques-concernant-l-Alzheimer-2122.php</link><description> 
 
 
(BUM) La maladie dAlzheimer ne touche pas que les personnes âgées.

   
  Selon une récente étude menée par la Société Alzheimer du Canada, même les baby-boomers peuvent être frappées par la maladie dAlzheimer et par dautres formes de démence.
     
  Environ 71 000 personnes de moins de 65 ans sont aux prises avec la maladie neurodégénérative au pays, ce qui représente 15 % des 500 000 Canadiens souffrant dAlzheimer.
     
  Pour le président de la société, cette statistique signifie que les réseaux de santé publics risquent dêtre engorgés et de déstabiliser léconomie. À titre dexemple, dici 5 ans, 250 000 personnes pourraient recevoir un diagnostic d'Alzheimer ou d'une autre forme de démence, pour atteindre 1 à 1,3 million de cas en 2040.
   


</description><pubDate>Thu, 08 Jan 2009 01:00:34 +0100</pubDate></item><item><title>Le Guantanamo de Laval</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Le-Guantanamo-de-Laval-2082.php</link><description>Le Guantanamo de Laval

Nous avons reçu ce texte de Tembo Samuel Kaiser qui dresse un sombre
portrait de la façon dont sont traités certaines personnes qui demandent
asile dans le plus beau pays du monde. Nous vous invitons, comme toujours,
à nous faire parvenir vos textes pour publication à l'adresse :
webmestre at latribuduverbe.com.

LE GUANTANAMO DE LAVAL POUR LES DEMANDEURS DASILE AU CANADA / QUÉBEC

Nous demandons la publication de ce texte pour attirer lattention de ceux
qui vont demander lasile au Canada, mais aussi pour tous les autres
touristes qui souhaitent aller au Canada avec ou sans visa.

1. CAUSE DE LARRESTATION DES ÉTRANGERS

La cause pour laquelle les étrangers sont arrêtés et maltraités aujourdhui
à Montréal est la demande dasile. Cette demande peut provenir dune
personne qui fuit son pays pour des raisons politiques, soit de lagent de
limmigration canadienne qui oblige les touristes à demander lasile à
laéroport, soit à la frontière CanadaÉtats-Unis.

Il est inacceptable que les Canadiens maltraitent les immigrés, en oubliant
que leurs ancêtres ne fûrent que des immigrés. Les agents de limmigration
du Québec sont en train de souiller limage du Canada, lesprit humanitaire
et pacifique qui a fait la valeur et la dignité de la nation canadienne.
Actuellement, la majorité des Canadiens ignorent que les étrangers et les
demandeurs dasile à Montréal sont maltraités par les fonctionnaires de
limmigration du Québec.

Selon nos renseignements lorigine de ces comportements des fonctionnaires
de limmigration canadienne viendrait du pouvoir absolu qui leur a été
conféré par le gouvernement fédéral. Les agents de limmigration
travaillant au 1010 avenue, Saint Antoine, de laéroport de Dorval et à la
frontière des USA avec le Canada, arrêtent les touristes de toutes
nationalités et obligent certains à demander lasile même quand ils n'en
ont pas envie, et pour dautres ce sont des vrais demandeurs dasile.

Une fois la demande dasile remplie, le demandeur est pris dans le piège et
conduit directement au Guantanamo de Laval (CPI de Laval). Le jour dentrer
au CPI est connu mais le jour de la sortie est inconnu, au minimum on y
passe un mois, mais à condition de payer beaucoup dargent et davoir
fourni plusieurs documents justifiant son identité.

La situation actuelle des demandeurs dasile au Québec est comparable à
celle des prisonniers américains de Guantanamo à Cuba. Cest à dire que les
demandeurs dasile détenus au CPI de Laval ont perdu tous leurs droits, car
leurs faits et gestes sont filmés par des caméras, pas dintimité même dans
les toilettes et douches, aucun câlins pour les mariés sous peine dêtre
isolés ou transférés à la prison de Bordeaux sans lavis dun juge.

Les enfants non plus ne sont pas épargnés, ils ne peuvent aller à lécole,
ils sont enfermés avec leurs mamans dans des cellules comme les adultes,
les détenus ne peuvent recevoir d'appels téléphoniques, mais peuvent
rappeler leurs correspondants, et aucun gardien na le droit de parler plus
de trois minutes avec un détenu ou fraterniser avec les détenus, sous peine
dêtre licencié.

Les agents de limmigration fouillent leurs victimes au corps et leurs
bagages sont fouillés plusieurs fois par jour, afin de trouver un numéro de
téléphone, de fax, adresse email (courriel). Une fois que les gardiens
trouvent quelque chose comme n° de téléphone, fax, adresse email, il est
expédié sur la rue St-Antoine, afin que cette personne vienne payer la
caution.

Quant aux demandeurs dasile, ils doivent justifier leurs identité. Les
demandeurs dasile sont détenus jusquà ce que l'avocat ou l'agent
d'immigration reçoive les documents suivants: passeport, carte didentité,
certificat de naissance, livret de famille, carte de baptême, carte du
parti, carte délecteur, permis de conduire, diplômes détude, les cartes
didentités originales des parents, photos de la famille. Ces documents
doivent venir obligatoirement par DHL et avec cachet de douane.

À savoir que tous les courriers et colis entrant au Canada sont ouverts par
les agent de limmigration, imaginons que la douane du pays expéditeur de
ces documents fait la même chose que la douane canadienne. Que deviendront
les membres de famille qui expédie ces documents? Une fois que le demandeur
prouve son identité ils doit payer au moins 5 000 dollars canadiens comme
caution.

Nous voulons savoir si un fonctionnaire de limmigration canadienne a déjà
été victime de tortures, persécutions, maltraitances gouvernementales, ou
bien sils savent pour quoi quelquun quitte son pays pour aller demander
lasile à létranger? Que fait la comité des droit de lhomme et celui des
Nations Unies car au Canada la HCR, reste introuvable.

ATTENTION

A vous mes frères et amis du monde entier qui souhaitez venir au Canada
pour demander lasile, soit venir comme immigrant reçu au Québec,
attention, attention, méfiez vous de la publicité mensongère faite par
certains Canadiens car vous risquez dêtre traité comme des agents dAl
Quaïda et jetés en prison une fois arrivés au Québec.

La santé nest pas gratuite, lemploi est difficile, les diplôme étrangers
ne sont pas reconnus, le problème de racisme est très développé pour
trouver le logement et le travail. Les agents de limmigration vous
mettront en prison, il faut avoir sur soi au moins 15 000 dollars canadiens
pour acheter son asile, soit sa carte de séjour, soit la nationalité.

Depuis 2001 à la demande des USA, le Canada nest plus comme avant. Les
naturalisés, les réfugiés politiques et les immigrés reçus sont arrêtés et
expulsés (déportés) du Canada. Un ingénieur égyptien réfugié politique
depuis 1989 est aujourdhui emprisonné et a été expulsé plus de cinq fois
du Canada.

LE CPI DE LAVAL

A lorigine le CPI de Laval était réservé aux criminels et aux immigrés en
situation irrégulière sur le territoire canadien qui devaient être expulsé
du pays. Mais depuis 2001, le CPI de Laval est devenu un camp de
concentration pour les demandeurs dasile à Montréal. Les demandeurs
d'asile sont expédiés dans une prison criminelle (RDP, BORDEAUX) sans que
le détenu ait été condamné par un Tribunal et surtout sans informer aucun
juge.

Les fonctionnaires se donnent le droit de vie et de mort sur tous les
détenus du CPI de Laval. Ils ne torturent pas que les adultes, mais aussi
des enfants. Nous retiendrons ici les cas de deux enfants qui sont
Nathalie, trois mois, et David, né en détention. Nathalie est une petite
fille de trois mois arrivée à laéroport de Dorval, dans les bras de sa
mère en provenance de la Syrie.

La maman de Nathalie demanda lasile à laéroport de Dorval, la photo de
Nathalie collée dans le passeport de sa mère, les deux passagères ont leurs
visas et billets davion aller-retour. Mais lagent de limmigration qui
devrait enregistrer la demande dasile, décide de vérifier lidentité de la
mère et de lenfant. Pour éviter que la mère &quot;influence&quot; les réponses de la
petite Nathalie, lagent de limmigration retire Nathalie, la confie à une
famille pendant que sa mère est immédiatement conduite au CPI de Laval.

Arrivée au CPI de Laval, les fonctionnaires rendent la vie vraiment
difficile pour la maman de Nathalie. Nathalie doit prouver quelle est la
fille de sa mère et la mère doit aussi prouver que Nathalie est sa fille.
Elles seront séparées pendant vingt cinq jours (25 jours). Au CPI, malgré
les pleurs de la maman de Nathalie, on ne manifeste aucune indulgence à son
égard.

Quant à David ce dernier est arrivé au CPI dans le ventre de madame Tupe,
dorigine nigériane. Cette dernière est venue au Canada pour demander
lasile au Québec. Madame Tupe passera trois ans en détention et accouchera
menottes aux pieds et aux poignets. Elle ne sortira quaprès avoir payé la
caution de 5 000 $ canadiens demandés par limmigration, largent viendra
de la Grande Bretagne et de la France.

Lorsque les contractions prénatales ont commencées et quelle demandait
dêtre vu par le médecin du CPI, on a donné lordre que cette femme ne
puisse être vue par le médecin que si elle avait des couleurs aux reins.
Dans la nuit du 1er mars madame Tupe avait des violentes contractions, et
comme la responsable était absente cette nuit, elle laissa des consignes à
léquipe de garde que si cette dame devait être conduite à lhôpital, on
devait l'enchaîner et la menotter.

Malgré les violentes contractions, les gardiens ont enchaîné madame Tupe en
présence dautres femmes pour la conduire à lhôpital de Laval. Elle
restera enchaînée du 1er au 5 mars, même pendant laccouchement, qui aura
lieu le 3 mars 2004. Donc David viendra au monde dans les bras de sa mère
enchaînée. Elle ne sera détachée que le 5 mars au soir, une fois revenue au
CPI de la Laval.

2.LA VIE AU CPI

Les demandeurs dasile sont réveillés par les gardiens à 5 h 45, ils
doivent prendre la douche, se raser pour les hommes et brosser les dents en
quinze minutes et ne peuvent plus regagner leurs lits quaprès 13 h 30. Le
petit déjeuner est servi entre 6 h 30 et 7 heures du matin. Les repas sont
servis entre 11 et 12 h 30 et le souper entre 17 et 18 h 30.

Les détenus doivent obligatoirement manger sinon un rapport est fait. Comme
la nourriture nest pas toujours bonne, un coupe faim est servi à 21 h 30
avant le coucher, mais des somnifères sont introduits dans les boissons
servies à midi et à 21 h 30 pour que les détenus dorment plus et quils ne
puissent se rebeller. Comme les demandeurs dasile femmes et hommes ne
peuvent regagner leurs lits avant 13 heures, ils nont pas le droit de
dormir sur les fauteuils, ni sur les chaises fixées au sol contre les murs.

Pendant que les demandeurs dasile somnolent, jouent aux cartes, aux
damiers, regardent la télévision dans la grande salle, les gardiens se
donnent le travail de fouiller leurs affaires, tous documents, écrits,
numéros de téléphones et fax trouvés seront expédiés à la direction de
limmigration au 1010 avenue Saint Antoine.

Pour votre information, chez les hommes il y a au moins trente lits dans le
dortoir 500, vingt et un lits dans le 200, vingt lits dans le 300 et dix
dans le 100. Les demandeurs dasile ne sont pas appelés par leurs noms mais
plus tôt par des numéros, ils sont appelés par le numéro de leur lit (101
A, 201 A, 302 E, 501 A)

Comme les demandeurs dasile nont que quinze minutes pour se raser et se
doucher, à savoir il ny a que trois lavabos, deux toilettes, deux douches
dans chaque dortoir. Certains demandeurs dasile qui ont de la famille au
Canada restent au moins deux à trois mois au CPI, car leurs familles
acceptent de payer la somme demandée par les autorités de limmigration.

Mais pour ceux qui nont pas des familles et qui ne peuvent payer, ils
restent plusieurs mois au CPI de Laval, nous citerons quelques exemples :

1. Emmanuel dorigine nigériane a passé six mois dans ce centre, et il
avait passé un mois au RDP et un mois à Bordeaux.
2. Mory CAMARA est au CPI depuis le mois de novembre 2003
3. CHEN dorigine chinoise est au centre depuis 16 mois
4. KERLIN est là depuis le mois de novembre

TRANSPORTER LES DEMANDEURS DASILE ?

Une fois détenus au CPI, les demandeurs dasile deviennent des esclaves
sans droit que les agent et commissaires de limmigration convoquent à tout
moment sans préavis. Ils sont menottés aux chevilles et poignets, enfermés
dans les caissons grillagés en fer, les caissons sont cadenassés, les
portes des camionnettes aussi cadenassées, ils entrent et sortent par les
portes des livraisons des marchandises, donc ils sont transportés comme des
bêtes féroces (lions, tigres, hyènes, léopards, ours).

Au 1010 Saint Antoine, les fumeurs sont mélangés avec les non-fumeurs, un
bocal de tabac en vrac leur est servi toutes les dix minutes, au détriment
des non-fumeurs qui sont obligés de se faire enfumer avec laccord des
agents de sécurité qui sont aussi des fumeurs dans les endroits publics.

Mais si les non-fumeurs demandent une pièce non-fumeurs les agents de
sécurité répondent qu'ici au 1010, les non fumeurs nont aucun droit, vous
naviez quà pas venir au Canada, et que si vous voulez que vos droits de
non-fumeurs soient respectés, alors il faut que vous restiez dans vos pays.
Cest de cette manière aussi qu'est transporté un demandeur dasile qui va
à lhôpital, soit en ville pour aller chez Western Union retirer largent
qui provient des familles et que le demandeur doit payer à limmigration.
Donc aujourdhui, limmigration canadienne monnaye le droit dasile sur son
territoire.

Car une fois détenu au CPI, pour sortir, un demandeur dasile doit verser
une caution financière allant de 2 000 à 15 000 dollars canadiens. Un
demandeur dasile pakistanais avait payé une caution de 15 000 dollars, le
N° 301 E dorigine nigériane croupit toujours au CPI, parce qu'incapable de
payer la somme de 10 000 dollars de caution demandée par limmigration.
Mohamed dorigine tchadienne a payé 2 500 dollars, MC dorigine congolaise
avait 2000 dollars US, sans oublier que les avocats, qui travaillent avec
limmigration canadienne, demandent que les demandeurs dasile complètent
laide juridique insuffisante payée par le gouvernement.

Georges dorigine libérienne fut arrêté avec 14 000 dollars US sur lui, il
est toujours détenu au CPI pour avoir refusé de donner 10 000 dollars US à
limmigration. Madame Amazene dorigine tchadienne avait payé 4 000 dollars
canadiens, madame Fanny dorigine colombienne a hypothéqué la maison de sa
sur pour quitter le Canada. Tupe, la maman de David qui avait accouché
menottée, a payé 3 000 dollars canadiens, alors que cest limmigration
canadienne qui devrait la dédommager pour les traitements subis au CPI.

LES AVOCATS

Certains avocats travaillent honnêtement, car ils arrivent à libérer leurs
clients. Quant aux autres, nen parlons pas, car ils ont peur de
limmigration qui risque de leurs retirer la licence pour défendre les
demandeurs dasile. Donc, nous attirons lattention des touristes qui vont
au Canada, car les Européens, Asiatiques, Américains et Australiens sont
arrêtés, limmigration canadienne détient le droit de vie et de mort sur
tout étranger sur le sol Canadien

TSK
</description><pubDate>Tue, 23 Dec 2008 20:20:05 +0100</pubDate></item><item><title>SOUDAN   Au Darfour, les enfants sont dressés pour tuer</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/SOUDAN-Au-Darfour-les-enfants-sont-dresses-pour-tuer-1976.php</link><description>
  
    
      SOUDAN   Au Darfour, les enfants sont dressés pour tuer
    
    
      
    
    
      Des milliers d'enfants combattraient aux côtés des rebelles dans un conflit qui n'en finit pas. Un journaliste béninois a effectué un reportage édifiant dans plusieurs camps d'entraînement.
    
    
      
    
    
      
        
          
            
              
              
            
            
              
              
            
            
              
                
                  
                    
                      DR 
                    
                  
                
              
            
            
              
              
            
          
        Un auvent de bois caché par des filets de camouflage. Des kalachnikovs soigneusement suspendus. Suant dans la chaleur et la poussière, une cinquantaine d'enfants de 9 à 15 ans sont soumis depuis une heure à un entraînement militaire intensif. On court, on fait des pompes, on rampe, on grimpe. Un gamin s'écroule, épuisé. Un homme se jette sur lui, lui enfonce le pied dans le ventre et lui assène des coups de crosse. C'est Ishmael Awab, le commandant du camp. &quot;Les faibles n'ont pas leur place ici&quot;, gronde-t-il. On lui apporte une seringue à moitié pleine, qu'il plante dans la fesse droite du gamin. Quelques secondes plus tard, celui-ci s'évanouit. &quot;Au réveil, il n'aura plus de douleurs, lâche-t-il froidement. Il sera plus fort que jamais&quot; Sinistre scène, après les heures de route que nous venons d'effectuer depuis le Tchad. 
        
        Des heures de route sous la chaleur. Une éternité de pistes chaotiques pour arriver enfin au Darfour, province insoumise et meurtrie de l'ouest du Soudan. Surtout dans ce camp de la fraction Abdel Wahid Al-Nour, où nous sommes censés faire un reportage sur les motivations réelles des guérilleros, pas sur les enfants soldats. Nos téléphones portables et appareils photos ont été confisqués. On nous les rendra à la fin du reportage. Depuis 2003, avec l'enlisement du conflit, ce groupe de rebelles a plus que doublé son effectif, passant de 165 000 à 350 000 hommes. L'objectif officiel est d'atteindre les 500 000 combattants afin de mater les janjawids, ces &quot;diables cavaliers&quot; que Khartoum arme, entraîne et finance, et surtout tenir face aux attaques incessantes de l'armée soudanaise. Pour y parvenir, il faut enrôler des enfants, quel que soit leur âge. Recrutés de force, battus, drogués, dressés à torturer, à mutiler et à tuer, ces enfants sont enrôlés dans un conflit qui, depuis plus de deux décennies, a fait des millions de morts. 
        
        Selon la représentation de l'UNICEF au Soudan, entre 7 000 et 10 000 enfants combattraient aujourd'hui au sein de la seule fraction Al-Nour. &quot;Ce sont nos courageuses jeunes pousses, s'enthousiasme le commandant. Ils ne connaissent pas la peur et, s'ils sont pris dans une bataille, ils tirent jusqu'à la dernière balle.&quot; Personnage cruel que cet Ishmael Awab. La veille, en état d'ivresse, il a tiré sur l'un des trois enfants endormis parce qu'ils n'obtempéraient pas immédiatement à l'ordre de se lever. Ces enfants étaient épuisés : ils avaient creusé des tranchées pendant toute la nuit. 
        
        Mais comment se retrouvent-ils dans cet enfer ? Hassan avait 11 ans. L'âge où l'on entre au collège. Il vivait au sein d'une grande famille : un père malade, une mère fragile qu'il aimait. Un soir, les &quot;diables cavaliers&quot; sont entrés dans le village. Le père malade se traînait : &quot;Tu es vieux, tu dois mourir&quot;, a dit l'un d'entre eux. Le gamin l'a vu s'écrouler, exécuté d'une rafale. Sa mère s'est jetée en hurlant sur le corps de son mari. &quot;Pourquoi ?&quot; En guise de réponse, ils l'ont abattue elle aussi. Pour survivre, Hassan a pris la fuite. Il s'est caché dans les villages incendiés, s'est trouvé des compagnons d'infortune, les a perdus. Il a marché des jours entiers, marché encore, et puis couru aussi. Les motifs ne manquaient pas. Course contre la faim, la fatigue, la peur, les mitraillettes des rebelles, les bombardiers de l'armée soudanaise. C'est finalement dans ce camp qu'il a échoué. On l'a équipé d'un kalachnikov. &quot;Ce camp est devenu ma famille ; mon fusil, mon pourvoyeur et protecteur ; ma règle, tuer ou être tué.&quot; Depuis quatre ans, la mort est son métier. Et aussi celui de Boubacar, un gosse de 13 ans, surnommé le Tueur parce qu'il sait égorger ou traîner les ennemis janjawids sur les cailloux jusqu'à ce qu'ils soient déchiquetés. Boubacar non plus n'a rien vu venir. C'était la nuit, il dormait. Les bruits de la cavalcade et les tirs l'ont réveillé. Puis les cris. Ceux de ses frères et surs, jetés dehors. Ceux de ses parents, hurlant de terreur. Puis les rafales. Toute sa famille a été massacrée. Boubacar n'avait que 9 ans. Trois jours de marche dans la savane, à se cacher, à se nourrir de fruits sauvages. Il n'avait qu'un but : trouver les guérilleros, apprendre à se battre, à &quot;se venger des janjawids et des soldats soudanais&quot;, confie-t-il. 
        
    
    
      
    
    
      
    
    
      
    
    
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</description><pubDate>Sat, 15 Nov 2008 02:17:21 +0100</pubDate></item><item><title>Selon une étude américaine, la nevirapine utilisée seule pour prévenir la transmission du VIH de la mère à lenfant dans les pays en développement, resterait pendant 15 jours dans le sang et le lait materne</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Selon-une-etude-americaine-la-nevirapine-utilisee-seule-pour-prevenir-la-transmission-du-VIH-de-la-mere-a-l-enfant-dans-les-pays-en-developpement-resterait-pendant-15-jours-dans-le-sang-et-le-lait-materne-1974.php</link><description>Selon une étude américaine, la nevirapine utilisée seule pour prévenir la transmission du VIH de la mère à lenfant dans les pays en développement, resterait pendant 15 jours dans le sang et le lait maternel. Ce laps de temps est suffisant pour permettre une mutation du virus. Avec à la clef un risque considérable de voir se développer des résistances. Les chercheurs ont suivi 32 Zimbabwéennes, toutes enceintes et séropositives au VIH. 
Celles-ci -qui au moment de létude navaient pu bénéficier du protocole thérapeutique standard comprenant une dose de nevirapine puis une dose de zidovudine - ont reçu une dose unique de nevirapine.
Aucune de ces femmes ne présentait de résistances au début de leur grossesse. Or quinze jours après laccouchement, les bilans sanguins ont montré que plus dun tiers dentre elles avaient développé des résistances. Plus grave, le lait maternel de 65% des patientes contenait des charges virales détectables de virus  résistants. 
Avec comme conséquence le risque de transmettre le virus aux enfants à loccasion des tétées. Si ces femmes avaient eu accès aux combinaisons thérapeutiques les plus efficaces, elles nauraient pas développé ces résistances. 
Autre problème, soulevé celui-ci par la fondation Campaign for fighting diseases : la plupart des traitements disponibles dans les pays les plus pauvres reposent en réalité, sur des médicaments génériques produits en Inde. 
Sélectionnés par le Fonds mondial de lutte contre le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, certains ne font pas lobjet de contrôles aussi rigoureux que dans les pays du Nord. Résultat, des études indépendantes font état dune augmentation des résistances dans les pays en développement.
© Destination Santé 
</description><pubDate>Thu, 13 Nov 2008 02:08:35 +0100</pubDate></item><item><title>Témoignage sur la situation politique au Tchad</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Temoignage-sur-la-situation-politique-au-Tchad-1972.php</link><description>Témoignage sur la situation politique au Tchad 
Une réaction de Paulo, Français expatrié au Tchad, à larticle paru le 27/12 du Monde intitulé &quot;La crise du régime tchadien menace de dégénérer en guerre avec le Soudan&quot;. [1]

  Voilà un article édifiant sur le parti pris du Monde et sa vision orientée des &quot;affaires africaines&quot;. Autant vu du Tchad cest vraiment frappant, autant auparavant en France, si javais lu un tel article, finalement je ny aurais vu que du feu. Cest vrai que ce qui y est dit nest pas faux, par contre pour qui peut lire entre les lignes et déceler la réalité derrière la façon de présenter les choses, alors la prétendue &quot;objectivité&quot; du Monde nest bien quune fumisterie.
  Pour parler clairement ce qui est finement occulté dans cet article cest le véritable rôle de la France dans ce qui se passe au Tchad. Car loin de se contenter dune présence attentiste, les &quot;éléments français au Tchad&quot; (plus dun millier de militaires présents) ont pour mission première de conserver ce pays dans le pré-carré de linfluence française, quelles quen soient les conséquences pour la population tchadienne et le type de régime existant. Pendant 15 ans la France a soutenu son protégé Idriss Déby en organisant son maintien au pouvoir par le biais délections truquées et a cautionné laccaparement de la quasi totalité des postes de responsabilité et le &quot;pillage&quot; des ressources par son ethnie zaghawa, qui à 80.000 membres sur une population de 8 millions dhabitants ont constitué depuis 1990 une sorte de caste ayant tous les droits pendant que le pays sombrait lentement dans le chaos, nen déplaise à Villepin félicitant Déby pour &quot;sa vision pleine de sagesse&quot; (le résultat désastreux ne peut plus être caché à lextérieur aujourdhui). Si pour cela il fallait compenser les détournements massifs dargent par des chèques de fin dannée afin dassurer le minimum vital pour éviter lexplosion sociale, alors la France nhésitait pas à y mettre le prix.
  Problème, Idriss Déby est comme le dit larticle gravement malade et passe de plus en plus de temps en France pour se faire soigner, en noubliant pas de vider les caisses du Trésor avant chaque départ, et sa maîtrise sur le cours des choses et notamment son contrôle sur ses congénères zaghawas sest progressivement relâché. Ainsi un grand nombre dentre eux ont bien pris leurs aises, surtout depuis le début de lexploitation du pétrole, et se sont arrogés des parts substantielles du gâteau grandissant. Par exemple Tom Erdimi dont parle le Monde, un temps coordinateur du projet pétrole, ainsi que son frère jumeau Timan, alors lui président de la Coton Tchad, principale source de revenus du pays, tous deux neveux de Déby, non contents dêtre devenus richissimes, se voyaient déjà calife à la place du calife. Tout comme un certain nombre de caciques de sous-clans zaghawas plus ou moins obscurs.
  Tous ces zaghawas se sont trouvés bien dépités quand Déby, début 2004, na pas semblé vouloir lâché les rênes du pouvoir aussi facilement. Il annonça alors son intention de modifier la constitution pour pouvoir se représenter une troisième fois à la charge suprême, tout en préparant à la consternation de tous, zaghawas compris, son fils Brahim, psychopathe notoire dune trentaine dannées, à lui succéder en cas de problème. En mai 2004 un coup dEtat a donc eu lieu, qui aurait raté de peu, et qui aurait mis Déby sur ses gardes : les jumeaux Erdimi notamment furent mis à lécart. Depuis Déby a pu organiser son référendum en juin 2005 pour la modification de la Constitution et le résultat officiel (75% de oui) a eu peu décho face à la rumeur du vrai résultat (20% de participation qui ont donné 80% de non), un lamentable échec donc. A cela sest ajouté lenfoncement de la population dans une misère grandissante (non paiement ou importants retards des salaires de fonctionnaires, inflation des prix des produits de première nécessité, délabrement sans nom du système éducatif et de santé, et de toute ladministration en général). Bref tous les indicateurs au rouge, ce qui sest traduit récemment par la chute du Tchad dans la plupart des classements (diminution de la note dIDH, recul dans le classement des pays les plus pauvres, tentatives pour museler la presse...) alors que dans le même temps les rapports macro économiques de grandes institutions indiquaient une forte augmentation du PIB et laccroissement exponentiel des revenus du pétrole. Un décalage dont la cause est bien visible dans le dernier classement de Transparency International, le Tchad pays le plus corrompu au monde.
  Les caisses étant vides à lapproche de la fin dannée, Déby tenta donc de faire accepter la modification de la loi sur les revenus du pétrole, en demandant à la Banque mondiale de débloquer les 10% destinés aux générations futures pour les utiliser de suite pour résoudre la crise immédiate, ce qui fut refusé. Il décida donc un passage en force, en demandant à lAssemblée de voter cette modification. Car au final cela reste du ressort du gouvernement tchadien même si cest en violation des engagements envers la BM qui a financé la construction du pipeline et en a fait un projet &quot;modèle&quot; en matière de transparence et de gouvernance, vaste hypocrisie mais la BM y a joué son image et a beaucoup communiqué. Ce passage en force a été peu apprécié et Déby sest mis à dos les bailleurs de fonds, même la France ne peut désormais plus jouer son rôle habituel car elle se mettrait en porte-à-faux trop visible aux yeux de lopinion internationale.
  Donc Déby est actuellement lâché par tout le monde sauf son sous-clan direct.
  Depuis Depuis deux mois, un grand nombre de responsables zaghawas sont entrés en rébellion et ont rejoint des mouvements armés. La plupart se dirigent vers la vaste zone frontalière avec le Soudan, où danciens mouvements rebelles ont déjà leur base. La raison est que soit ils ont été mis à lécart comme les Erdimi (qui se posent désormais en chefs de la rébellion) et donc ne profitaient plus comme auparavant, soit ils anticipent le changement de Président et veulent se positionner en force. Certains observateurs tchadiens notamment des sudistes chrétiens voient dans cette dislocation de lunité zaghawa une manipulation concertée des zaghawas eux mêmes qui organisent ainsi un changement dhomme pour mieux préserver la zaghawacratie. La situation est donc assez confuse, le Darfour soudanais étant déjà parcouru de multiples mouvements armés et autres Djandjawids, il est difficile de savoir qui manipule qui. Après de multiples escarmouches, lattaque de la ville frontalière dAdré a donné le signal de départ des choses sérieuses. Attaque menée par les rebelles du RDL, un des plus anciens mouvements rebelles tchadiens au Soudan, non zaghawa celui là et pour cause puisquil appuyait les Djandjawids qui massacraient les zaghawas soudanais au Darfour. Les rebelles y ont essuyé une défaite sérieuse, avec plus de 150 morts dans leur camp. Mais lampleur des désertions actuelles dans larmée et dans la garde présidentielle laisse augurer dautres opérations.
  Le rôle du gouvernement soudanais nest pas très net dans ces troubles, et il est clair quil tente de placer ses pions en soutenant un changement de régime au Tchad qui lui soit plus favorable par le biais de mouvements rebelles, en loccurrence le RDL probablement. Par contre les autres mouvements rebelles zaghawas nont probablement rien à voir avec le gouvernement soudanais et sont allés se réfugier dans cette zone frontalière car elle est difficilement contrôlable, et cest aussi leur région dorigine. Les déclarations du régime de Déby sur une &quot;guerre du Tchad avec le Soudan&quot; vise surtout à attirer des soutiens extérieurs, notamment en argent et en armes, et peut-être à tenter illusoirement de ressouder la population du Tchad autout de Déby contre un agresseur étranger.
  On comprend mieux les déclarations de la France qui se déclare attentive à la situation, et pour cause elle doit trouver rapidement une stratégie de remplacement à celle de faire réélire Déby en 2006, car pour ce dernier les carottes ont lair cuites. Les effectifs militaires ont été augmenté, notamment leur présence à lEst (nul doute que lattaque dAdré fut anticipée non pas par les &quot;services de renseignement tchadiens&quot; mais par la surveillance aérienne de larmée française), et des officiels viennent en mission pour analyser la situation. Cette position est soigneusement relayée par les médias habituels qui présentent la crise comme ayant débuté avec laggravation de la maladie de Déby et la volonté de modifier la belle loi du projet pétrolier &quot;modèle&quot;. Alors que les germes de cette crise étaient clairs dès la mise en coupe réglée du pays par les zaghawas avec le soutien de la France sil vous plaît.
  Le remue-ménage zaghawa est peut-être larbre qui cache la forêt, et la France en y accordant trop dattention sera peut-être précipitée vers la porte de sortie (la finesse danalyse stratégique nétant pas le fort de la &quot;politique africaine&quot; du Quai dOrsay), car tapis dans lombre de nouveaux acteurs attendent probablement leur heure. La crainte des responsables français des &quot;affaires africaines&quot; serait que les Etats-Unis mettent le Tchad dans leur pré-carré. Ce sont déjà eux qui contrôlent lexploitation du pétrole via Esso et ils ont donc de forts intérêts économiques à ce que la situation ne dégénère pas. De plus ils font très attention à ce que les ethnies arabes du Tchad ne profitent pas de la situation pour prendre le pouvoir, par crainte dune islamisation du régime. On prête donc aux Etats-Unis lintention de préparer un retour au pouvoir des Sudistes chrétiens pour endiguer ce risque, mais vu dici les Sudistes ont toujours lair incroyablement passifs et résignés devant les événements, alors quils sont les plus nombreux et les mieux formés, mais trente ans de répression plus ou moins forte les ont habitué à la prudence.
  Une autre alternative serait un retour au pouvoir des Goranes, lethnie de Hisseine Habré. Ceux-ci auraient plus de chances de recevoir un appui extérieur (au contraire des Arabes et des Sudistes, dont larrivée au pouvoir ferait probablement éclater une nouvelle vraie guerre civile). Un bon nombre dentre eux sont restés positionnés dans les rouages de ladministration et de larmée depuis la chute de Habré. Ils ont lavantage dêtre plus métissés avec les autres ethnies du Tchad que les Zaghawas (au contraire caractérisés par une forte consanguinité et un &quot;autisme&quot; affligeant) et beaucoup sont formés et font preuve dune certaine vision (là aussi au contraire des Zaghawas dont la seule logique consiste à piller à court terme).
  Ou alors Déby réussira contre toute attente à se maintenir au pouvoir, mais je nai aucune idée de comment il va pouvoir y parvenir. A voir.
  Voilà pour cette petite analyse personnelle de la situation au Tchad.
  Paulo
Voir aussi un autre article du 27/12 du Monde
  [1] Edition du 28 décembre du journal-papier Le Monde</description><pubDate>Wed, 12 Nov 2008 21:55:59 +0100</pubDate></item><item><title>Décapitation dun Tchadien</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Decapitation-d-un-Tchadien-1971.php</link><description> 


  Un ressortissant originaire du Tchad, reconnu coupable d'agression sexuelle, a été décapité au sabre mercredi dans la région de La Mecque, dans l'ouest de l'Arabie saoudite, a annoncé le ministère saoudien de l'Intérieur. Ibrahim Mohammad Ali Ibrahim avait été condamné à mort pour s'être introduit dans une maison alors qu'il était en état d'ébriété et pour avoir agressé sexuellement la fille du propriétaire de la maison sous la menace d'une arme, a ajouté le ministère dans un communiqué reproduit par l'agence officielle Spa.
  Cette décapitation porte à 89 le nombre d'exécutions annoncées cette année par les autorités saoudiennes.
    
    Le 14 octobre, l'organisation Amnesty International s'était élevée contre le fait que le gouvernement saoudien &quot;continue d'exécuter des gens, à un rythme moyen de plus de deux par semaine&quot;.
    
    Un record a été atteint en 2007 avec 153 exécutions, contre 37 en 2006. Le précédent record (113 exécutions) datait de 2000.
    
    Le viol, le meurtre, l'apostasie, le vol à main armée et le trafic de drogue font partie des crimes passibles de la peine capitale dans le royaume ultraconservateur qui applique strictement la charia, ou loi islamique.
    
    
    Source: INSIDE THE GULF
    
    
</description><pubDate>Wed, 12 Nov 2008 21:26:06 +0100</pubDate></item><item><title>GALOGOULNA YAL TCHAD</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/-1936.php</link><description>
  jeudi 30 oct2008
  

Le premier ministre conservateur, Stephen Harper, a présenté, jeudi, à Rideau Hall, son nouveau Conseil des ministres.


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Le Québec, qui a élu 10 députés conservateurs, a toujours cinq ministres au Cabinet. Les affectations ont toutefois été modifiées.
 
Lawrence Cannon devient le ministre québécois le plus important au Cabinet. Le ministère des Affaires étrangères, qui lui a été confié, est considéré, avec le ministère des Finances, comme un des plus prestigieux. Tout de suite après sa nomination, M. Cannon a déclaré que la formation du Cabinet démontrait l'équité géographique.
 
Consultez la liste complète du nouveau Conseil des ministres.
 
Christian Paradis, lui, conserve son ministère des Travaux publics. Il prend aussi beaucoup de grades en devenant le lieutenant politique du gouvernement Harper au Québec et responsable de Montréal. Il aura notamment pour tâche de réorganiser le Parti conservateur dans une province qui a principalement voté pour le Bloc québécois.
 
Par ailleurs, Josée Verner et Jean-Pierre Blackburn ont été rétrogradés. Mme Verner s'en va aux Affaires intergouvernementales, un portefeuille un peu plus discret que le Patrimoine, tandis que Jean-Pierre Blackburn devient ministre du Revenu.
 
C'est un nouveau venu, Denis Lebel, du Saguenay-Lac-Saint-Jean, qui succède à M. Blackburn au ministère du Développement économique du Québec.
 
Maxime Bernier, lui, est tout simplement laissé de côté, malgré la plus forte majorité conservatrice au Québec.
 
Il y a 11 femmes au Cabinet, dont trois nouvelles élues, qui occupent des postes importants. Il s'agit d'abord de la ministre de la Santé, Leona Aglukkaq, qui a déjà été ministre de la Santé au Nunavuk et qui est aussi la première femme originaire de cette région à devenir ministre. Ensuite, la ministre des Ressources naturelles, Lisa Raitt, et enfin, la ministre des Pêches et Océans, Gail Shea.
 
Aucune surprise au ministère des Finances. Jim Flaherty conserve son poste. Il a d'ailleurs déjà des rendez-vous avec les ministres des Finances des provinces la semaine prochaine. Il doit préparer son plan économique et participer à la rencontre du G20 à Washington avec le premier ministre.
 
Rob Nicholson demeure à la Justice, Chuck Strahl, aux Affaires indiennes, et Gerry Ritz au ministère de l'Agriculture, malgré ses malheureuses déclarations durant la crise de la listériose. Parlant des nouvelles victimes de la maladie, il avait notamment dit :« c'est comme mourir par tranche, ou plutôt par tranches de viande froide ».
 
Bev Oda garde aussi son poste, celui de la Coopération internationale.
 
Tous les ministres élus le 14 octobre demeurent membres du Cabinet, même s'il y a eu des mutations.
 
Ainsi Stockwell Day devient ministre du Commerce international, Jim Prentice, un proche du premier ministre devient ministre de l'Environnement, ce qui indique l'importance qu'on accorde au poste, Tony Clement passe à l'Industrie, et John Baird aux Transports.
 
James Moore, qui parle couramment français, remplace Josée Verner au Patrimoine, tandis que Jason Kenney, un autre anglophone bilingue obtient l'Immigration.
 
Un Cabinet axé sur l'économie
 
Le premier ministre Harper a rencontré la presse après l'assermentation des ministres pour préciser que son Cabinet en était un axé sur l'économie. Dans un contexte de crise économique, « ce n'est pas le moment de prendre des risques ». C'est pour cette raison, dit-il, qu'il a demandé à M. Flaherty de continuer son travail au ministère des Finances.
 
La responsabilité centrale du gouvernement est de « s'assurer que les familles et les entreprises ont la sécurité nécessaire pour affronter la tempête économique », dit-il.
Il ne s'agit toutefois pas d'un cabinet figé. Le premier ministre ajoute qu'il a nommé 10 nouveaux ministres. « On va rester ouvert aux nouvelles idées, peu importe leurs origines ». Il a confiance dans son équipe pour affronter la crise économique internationale, à laquelle le Canada n'est pas insensible, et rassure la population en affirmant que le pays devrait bien s'en tirer.
Questionné sur le transfert de responsabilités de M. Cannon à M. Paradis, il a tout simplement déclaré qu'il était plus simple d'avoir un ministre responsable du Québec et de Montréal qui soit au Canada, plutôt qu'un ministre des Affaires étrangères qui est souvent à l'extérieur du pays.</description><pubDate>Fri, 31 Oct 2008 04:18:53 +0100</pubDate></item><item><title>Sports : Match contre la pauvreté : Zinedine Zidane et Ronaldo joueront la 6ème édition le 17 novembre 2008 au Maroc</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Sports-Match-contre-la-pauvrete-Zinedine-Zidane-et-Ronaldo-joueront-la-6eme-edition-le-17-novembre-2008-au-Maroc-1841.php</link><description>Sports : Match contre la pauvreté : Zinedine Zidane et Ronaldo joueront la 6ème édition le 17 novembre 2008 au Maroc 




  Les deux stars mondiales du ballon rond, le Français Zinedine Zidane et le Brésilien Ronaldo, en leur qualité d'ambassadeurs de bonne volonté du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), inviteront une pléiade de joueurs internationaux à se joindre à eux pour le 6ème match contre la pauvreté, prévu le 17 novembre à Fès (est de Rabat), a-t-on appris vendredi de source sportive. 
    
    Cette 6ème édition du &quot;Match contre la pauvreté : amis de Ronaldo contre amis de Zidane&quot;, la première qui se jouera en dehors du continent européen, est organisée par le PNUD.
    Selon la même source, cette initiative ambitionne de sensibiliser l'opinion publique internationale à la nécessité de se mobiliser contre la pauvreté dans le monde et d'inciter les décideurs à tout mettre en oeuvre en vue de concrétiser les Objectifs du Millénaire pour le Développement (OMD) qui prévoient entre autres, la réduction de moitié de la pauvreté d'ici 2015 et la lutte contre la faim, les maladies, l'illettrisme et la discrimination à l'encontre des femmes. 
    
    Les recettes de ce match seront destinées au financement de projets humanitaires de lutte contre la pauvreté dans des pays en développement, en premier lieu le Maroc, a-t-on ajouté. 
    
    Les cinq dernières éditions ont eu lieu respectivement à Bâle (2003), Madrid (2004), Dusseldorf (2005), Marseille (2006) et Malaga (2007). 
    
    Panapress 
    </description><pubDate>Mon, 06 Oct 2008 01:23:13 +0200</pubDate></item><item><title>Mahamat Nouri est un autre Hissein Habré en version minorée !</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Mahamat-Nouri-est-un-autre-Hissein-Habre-en-version-minoree-1840.php</link><description>En décidant douvrir un débat somme toute logique sur la capacité de Mahamat Nouri à diriger notre pays, nous nous doutions des réactions de partisans de cet aspirant au trône dIdriss Deby. En effet, comme dans le tristement vieux temps de la DDS, nous sommes devenus des Hommes à abattre. Mais, nous maintiendrons le cap du débat. Aux esprits retors de sélever. Ceux qui parlent déjà de notre modeste personne ou qui veulent parler de nous peuvent continuer à le faire allégrement sils le souhaitent ou sils ont de raisons à penser que cest bénéfique pour le peuple Tchadien. En ce qui nous concerne, nous manquons de temps pour parler de nous-mêmes en ce moment. Aussi, nous naurons pas le temps de rendre honneur aux attaques personnelles  ou aux expressions de troubles obsessifs et compulsifs de certains en répondant à leurs artifices. Nous nous en excusons sincèrement ! 
Dès lors que  Mahamat Nouri a décidé de mettre en relief ses ambitions présidentielles, il se hisse au piédestal public, nappartenant  plus à sa région, à son ethnie et sa confession. Nous le critiquons afin que les erreurs du passé ne ressurgissent plus. Nous voulons à travers ce débat ouvert  savoir ce que pourrait nous apporter Nouri sil accédait au pouvoir. En quoi est-il meilleur que Deby ? Que nous propose-t-il au juste ? 
Durant quatre décennies, le peuple Tchadien a eu lamère expérience de découvrir plusieurs régimes qui nont fait quaccroître sa souffrance. Mais, Le ressenti ou la mémoire émotionnelle de notre peuple est nécessaire pour capitaliser ses expériences sur tous les chefs dEtat ayant dirigés le Tchad et se poser des questions sur celui qui voudrait accéder à la magistrature suprême. 
Nous ne voulons plus quun ponte dun des régimes les plus cyniques et cruels que le Tchad ait connu, en loccurrence le régime de Hissein Habré, puisse accéder au pouvoir sans nous dire son rôle sous cet ancien régime quil a défendu et servi avec fougue et loyauté, régime responsable de crimes innommables  qui glacent encore le sang de notre peuple. 
Aujourdhui, la question sest imposée delle-même. Mahamat Nouri, cet homme dépassé par le contexte politique actuel, rongé par le poids de lâge et la maladie,   est-il apte à diriger le pays ? Est-il compétent ? Ne fera-t-il de la répression le socle son régime ? Combattra-t-il linjustice et la corruption? Mettra-t-il un terme au tribalisme dans ladministration Tchadienne ? que fera-t-il de nombreux anciens tortionnaires de la DDS qui combattent de nos jours a ses cotés ? les traduira-t-il en justice ? Mettra-t-il un terme au processus de poursuite judiciaire contre Hissein Habré ? Amnistiera t-il Hissein Habré et ses complices ? 
Nos réactions, sont le reflet des préoccupations dun peuple abusé, trompé, volé, endoctriné, massacré, bâillonné et divisé par des discours creux visant à faire dresser des murs pour stratifier nos populations. Celui qui aspire à devenir Président passera devant le scanner de la raison où tout son passé et ses accointances, pourraient être mis à jour. Mahamat Nouri avait-t-il un passé propre sous le règne de Hissein Habré et surtout durant les tristes événements du 12 février 1979 ? Sorti des moules du CCFAN, Mahamat Nouri pourra t-il se départir de sa seconde peau  de maquisard à la gâchette facile pour porter le manteau dun chef dEtat responsable? Parviendra-t-il a bannir linjustice et limpunité érigées en système de gouvernance ? 
En parlant de la culture Arabo-musulmane de notre pays, le Général Mahamat Nouri est entrain de nous convaincre de sa carence de vision politique, naturellement à lhorizon  des différentes cultures qui font la beauté générale de notre pays. Une preuve de sa méconnaissance des autres cultures qui composent le tout identitaire de notre peuple. Nous récusons  la globalisation des discours qui mènent à la confusion, à lintolérance et à la division du peuple Tchadien. 
Le général arabo-musulman Mahamat Nouri doit, savoir que la trame dun nouveau départ fécond pour notre pays, passe par la volonté de faire véritablement la paix et la réciprocité de nos différentes cultures pour la renaissance intellectuelle, morale et identitaire.  
    Nous voulons savoir comment Nouri a-t-il pu, en tant que personnalité de premier plan du régime de Hissein Habré, garder le silence complice sur les agissements de son ancien compagnon darme et probable samaritain actuel dans sa lutte pour la conquête du pouvoir ? Nous voulons que Mahamat Nouri nous dise pourquoi sous sa gouverne, la compagnie nationale Air Tchad, a été saignée à blanc, cause principale de sa faillite ? pourquoi le projet national élevage en dépit des milliards injectés a-t-il échoué ?  
    Notre Général est-il en mesure de justifier la présence de ceux qui hier encore, sous le règne de Hissein Habré, torturaient, électrocutaient et massacraient dautres humains avec violence et atrocité Que  fait Guihiny Koreï auprès de Mahamat Nouri ? Mahamat Nouri peut-il nier la  présence des anciens tortionnaires de la DDS au sein de la résistance nationale et particulièrement le parti de Nouri lUFDD ?    
    Ceux qui luttent au coté de Nouri, après les abominables empreintes de leur passage à la DDS cherchent-ils à saffranchir des crimes quils avaient commis ? En voulant vaille que vaille accéder au pouvoir, Mahamat Nouri et ses tortionnaires habréistes ne cherchent-ils pas à court-circuiter la poursuite des auteurs et complices des crimes commis sous le règne de Habré?  
    Ce qui nous parait curieux, cest quaucun cadre ou responsable politique de lintérieur ou de lextérieur du Tchad nait songé à répondre à la bourde de Mahamat Nouri. Est-ce par peur doffenser le « futur  président » de la République Islamique et chimérique du Tchad? 
          
    Que M. Mahamat Nouri sache ceci : chaque fois quil tentera de diriger les tchadiens vers une voie en faisant un mauvais choix politique, nous lui répondrons pour dire quil sest trompé.  
    Le débat reste ouvert sur le passé de Mahamat Nouri en tant quhomme politique et lieutenant de Hissein Habré. Les empreintes de son passé sont là, indélébiles, elles resurgiront davantage dans bientôt.
Abbas Kayangar
abbask@blazemail.com</description><pubDate>Mon, 06 Oct 2008 01:04:23 +0200</pubDate></item><item><title>Darfour: de largent gaspillé et détourné en Afrique. La crise dure!</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Darfour-de-l-argent-gaspille-et-detourne-en-Afrique.-La-crise-dure-1827.php</link><description>
  Vendredi 3 octobre 2008 
    
    
  


  Cest à partir du Tchad , base arrière et redoutable forteresse des rebelles soudanais, que  le conflit du Darfour a éclaté en 2003, planifié, organisé   avec laide logistique et militaire du régime de Ndjaména.
      
          Ce conflit dure  depuis donc  cinq (5) ans pour devenir une crise humanitaire qui  émeut la communauté internationale  impuissante.
      
  Depuis son éclatement jusquà aujourdhui, le conflit du Darfour a fait de milliers de personnes déplacées dans les rangs de populations civiles ayant trouvé refuge dans les camps de fortune à lintérieur du Soudan et au Tchad voisin sans compter le nombre par milliers de morts.
  Devant cette situation de désastre humanitaire indescriptible qui sest abattu sur cette région occidentale du Soudan, il convient de relever, en outre, que les populations  innoncentes sont exposées à un double drame dun conflit armé et du manque criard de la compassion et charité internationale.
  Les réfugiés du Darfour sont devenus une vache à lait, une source  juteuse de financements pour les différents intervenants qui sactivent autour de cette crise aussi bien au Soudan, dans les camps au Tchad, en Afrique  et en occident.
  En effet, tout le monde est convaincu dans les pays arabes et en Afrique de la responsabilité américaine dans cette crise que connaît le Darfour.
  Aujourdhui, la crise  dure à cause de la mauvaise volonté de tous les acteurs impliqués dans le processus de mise à feu de cette région.
  Selon nos investigations menées  auprès des réfugiés du Darfour et des sources indépendantes de personnes travaillant à lest du Tchad, il nous est permis de comprendre davantage que le conflit du Darfour reste entretenu et maintenu pour de raison de profits personnels des uns et des autres.
  Il y a la responsabilité des ressortissants du Darfour eux-mêmes.
  Le conflit du Darfour a non seulement divisé lopinion internationale, mais aussi les populations darfouri entre elles  pour de questions pécuniaires.
  Au Soudan, les responsables politiques, chefs religieux, membres de la société civile quils soient  fours, zaghawa, massalits, arabes et autres groupes sociologiques appartenant à la région du  Darfour,  trouvent leurs comptent à la fois  avec les autorités en place et   les pays occidentaux impliqués dans la crise.
  Un réseau  restreint est mis et piloté depuis les Etats-Unis par des ressortissants originaires du Darfour qui  canalisent leurs intérêts, en  profitant du fonds alloué par des fondations et autres organisations humanitaires américaines qui prétendent uvrer en faveur des populations sinistrées.
  Notre source nous a confié, que parmi les milliers de dollars investis en terme daide aux réfugiés et déplacés, moins d un (1) dollars ne parvient aux concernés.
  Il dit que les bailleurs de fonds américains mobilisent  des moyens financiers colossaux mis à la disposition de la crise, mais  gaspillés inutilement  dans des rencontres, conférences à nen point finir  sans résultats ni impacts immédiats sur le terrain alors que les populations déplacées continuent à  mourir  de faim et de soif dans les camps.
  Notre interlocuteur affirme que largent est détourné à la base depuis les Etats-Unis jusquaux personnels humanitaires en missions dans les camps des réfugiés.
  Au regard de ces informations alarmantes, il va sans dire que les populations innocentes du Darfour sont bien loin du bout de tunnel de leurs souffrances.
  Pour que la crise du Darfour trouve un dénouement heureux et pacifique, il faudrait que la communauté internationale assure un rôle de vigilance et de veille sur la gestion des ressources allouées aux populations victimes. Elle devra aussi impliquer des véritables acteurs soucieux de la recherche de la paix au Darfour et du retour des populations dans leur pays.
  La crise du Darfour est donc une crise savamment entretenue et gérée par des différents intervenants nationaux, sous-régionaux et internationaux qui ne soucient ni des violations des droits de lhomme  dont sont victimes les populations locales confrontées à la faim et à la soif, mais, plutôt pour leurs intérêts propres et personnels sans aucun remords.
  Par Makaila Nguebla 
</description><pubDate>Fri, 03 Oct 2008 18:26:30 +0200</pubDate></item><item><title>Houlé Djonga: &quot;L'UFCD n'a pas été créée pour combattre l'Alliance Nationale&quot;</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/Houle-Djonga-L-UFCD-n-a-pas-ete-creee-pour-combattre-l-Alliance-Nationale-1824.php</link><description>Houlé Djonga: &quot;L'UFCD n'a pas été créée pour combattre l'Alliance Nationale&quot;


  « Quand ils ne sont pas sûrs dêtre désignés comme président, ils font tout pour éviter ou boycotter les initiatives dunification » 
   
  Entretien avec
  Monsieur Houlé Djonga Djonkamla,
     Commissaire aux relations extérieures de lUFCD
  
      
  
  ______________________________________________________________________________ 
   
   
   
  Lyadish Ahmed (LA)  Monsieur Houlé Djonga Djonkamla, nous sommes en octobre et les Tchadiens dans leur ensemble attendent lattaque promise par les dirigeants de la rébellion, notamment Monsieur Timan Erdimi. LUFCD dont vous êtes membre va-t-elle participer à cette attaque ?
   
  Houlé Djonga Djonkamla (HDD) : Ecoutez, sil ny a pas dici là une initiative franche et sincère de la part du gouvernement pour résoudre la crise tchadienne à travers un dialogue inclusif, eh ! bien la guerre restera malheureusement la seule voie que nous offre Idriss Deby et son gouvernement pour effectuer un changement et ramener une paix durable au Pays. A la question de savoir quand, comment et où débutera cette grande offensive, lUFCD en fait une affaire interne et vous seriez informés le moment opportun. Vous pourriez à ce moment savoir quel est le mouvement qui conduira cette campagne.
   
  L. A  Voulez-vous dire que vous ne participerez pas à lattaque aux côtés de lAlliance Nationale ? Cela signifie-t-il que vous poursuivez dautres objectifs que ceux du général Mahamat Nouri et Ahmat Hassaballah Soubiane ?
   
  HDD : Même si notre but est le même c'est-à-dire le renversement du régime dIdriss Deby et lorganisation dun forum national qui doit décider de lavenir du pays, nos démarches sont peut-être différentes. Nous nous efforcerons  daccorder nos violons dici là. Je  constate que vous vous fiez trop à la campagne médiatique sur internet. Mais je vous avoue que la réalité sur le terrain est tout autre. Vous ne pourriez nous croire que lorsque les opérations militaires commenceront effectivement. Nous estimons cependant que seule une unité véritable sur le plan politique et militaire, comme nous avons réussi à le faire à lUFCD permettra à la résistance de défaire sans trop defforts le régime MPS, et nous évitera en conséquence une guerre des tendances une fois le régime renversé.
   
  L. A  Supposons que lAlliance Nationale renverse le régime dIdriss Déby. Resterez-vous en brousse pour continuer votre combat ou rentrerez-vous à NDjamena pour participer à la reconstruction politique du pays aux côtés de lAlliance Nationale ?
   
  HDD : Ecoutez, nous ne sommes pas des éternels va-t-en guerre. Nous croyons que la solution aux problèmes du pays est essentiellement politique. Nous avons malheureusement en face de nous un régime qui ne comprend que le langage de la force. Mais Lyadish, la véritable question est celle de savoir si lAlliance Nationale peut à elle seule renverser le régime militairement? Si cétait possible on nen serait pas là. Mais puisquil sagit dune hypothèse, je vous rassure que lUFCD na pas été créée pour combattre lAlliance Nationale ou tout autre mouvement luttant contre le régime de Deby. Chacun de nous sait qui est à mesure de faire quoi dans le paysage de la résistance nationale ; mais cest surtout la façon dorganiser la gestion du pays qui convaincra tout les Tchadiens y compris nous de rentrer à Ndjamena quelque soit léquipe qui succédera celui dIdriss Deby.
   
  L. A  Quelles sont les divergences objectives entre lUFCD et lAlliance Nationale hormis les raisons discutables relatives aux origines ethniques des dirigeants perceptibles dans certains de vos communiqués ?
   
  HDD : Pour ceux qui côtoient la résistance, la question ethnique est sincèrement une question secondaire à lUFCD. Pour autant, je ne nie pas quelle existe. En ce qui concerne les divergences objectives, à lUFCD, nous ne sommes pas pour une alliance qui nest quune juxtaposition des mouvements ou  chacun est autonome dans sa gestion interne, et ou les opérations militaires sont simplement coordonnées. Même si on admet que cette formule a le mérite davoir une direction politique et une coordination militaire, elle ne nous convainc pas en ce sens quen cas de divergence entre les mouvements membres une fois le régime renversé, le risque est grand même si on ne le souhaite pas, que le pays revive les atrocités de la guerre des tendances de 1979. Cest une sorte de bombe à retardement que nous saurions accepter. Cest pourquoi en créant lUFCD nous avions privilégié une union politique et militaire. Elle a lavantage de brasser tous les militaires sous un même commandement unique et de réunir les cadres sous une même direction politique. Même sil y a dautres divergences négligeables entre eux et nous, nous espérons laboutissement heureux des concertations en cours avec nos frères des autres mouvements.
   
  L. A  Selon quelques confidences, Timan Erdimi serait allé vous voir vers fin août pour vous proposer une alliance sous conditions. Quel accueil avez-vous réservé au Président du RFC ?
   
  HDD : Vous devez être mal renseigné sur la période, mais il ne sagit pas aussi du président Timan lui-même. Nous avions eu une concertation très enrichissante avec une délégation du RFC et de lUFDD-F en juillet 2008. Vous savez que le président Timan Erdimi est toujours le bienvenu dans nos différentes bases, et comme par le futur, nous sommes toujours disposés dexaminer nimporte quelles propositions venant de lui ou de nimporte quel leader de la résistance. Un des problèmes que nous posent certains chefs des mouvements avant toute discussion et qui est inadmissible, cest que quand ils ne sont pas sûrs dêtre désignés comme président, ils font tout pour éviter ou boycotter les initiatives dunification. Mais puisque nous sommes tous pour la relance du processus démocratique une fois le régime tombé, nous pensons très sincèrement quil est nécessaire que lon sexerce dès maintenant à élire nos dirigeants. Cest un point qui nous tient à cur à lUFCD.
   
  L. A  Pensez-vous sérieusement que lUFCD à elle seule est capable de renverser le régime dIdriss Déby soutenu par la France, la Libye, lUnion européenne et les Etats africains réunis ?
   
  HDD : Très honnêtement, même si nous avons les moyens de renverser le régime dIdriss Deby, devrions-nous le faire tout seul alors que nombreux sont nos frères qui sont prêts à faire le sacrifice suprême à nos cotés? Il ne faut surtout pas ignorer le fait que le combat actuel contre le régime dIdriss est mené par tous : les partis politiques, la société civile, la diaspora, etc. Vous nallez pas nous dire que tous ces pays que vous citez sont contre le peuple tchadien ? Que tous ces pays ignorent les violations massives des droits de lhomme commanditées par ce régime ? Que ces pays ignorent la confiscation du jeu démocratique par ce régime ? Au risque de se faire rattraper demain par la justice internationale pour complicité dans la déliquescence du Tchad, le pillage de ses ressources, et lassassinat de ses valeureux fils comme hier le professeur Ibni Oumar, ils ont intérêt à peser de leurs poids pour amener les Tchadiens à résoudre leurs problèmes de façon sincères et pacifiques. Sils en sont incapables, nous avons pris comme beaucoup de nos compatriotes nos responsabilités devant lhistoire de faire partir ce régime par tous les moyens.
   
  L. A  Avez-vous des contacts avec les pays que je viens de citer ?
   
  HDD : Ils sont mieux placés pour vous le dire. En ce qui nous concerne nous sommes conscients quils comprennent la justesse de notre lutte même sils ne lencouragent pas par principe. Vous saurez la suite dans les semaines avenirs.
                              
  L. A  Est-il possible de renverser le régime dIdriss Déby en comptant sur vos seules forces (physiques et militaires) ?
   
  HDD : Nous renverserons ce régime en conjuguant nos efforts avec lensemble des compatriotes qui le combattent selon leurs moyens. Nous renverserons ce régime en utilisant surtout ses propres moyens. Notre commissariat à la justice et aux droit de lHomme travaille darrache pieds avec les organisations de défenses des droits de lhomme pour instruire un certain nombre de dossiers et le moment venu, la convergence de toute les initiatives politiques et militaires, de tous les Tchadiens, à lintérieure et à lextérieure du pays fera partir ce régime honni de tous.
   
  L. A  Question plus personnelle : vous étiez à lorigine dans le FUC de Mahamat Nour Abdelkérim avec qui vous vous êtes rendu à NDjamena suite à laccord de décembre 2006 signé à Tripoli. On vous aurait même décrété Général de brigade. Vous voilà maintenant dans lUFCD. Quelles étaient les raisons de la défection du FUC et du ralliement à lUFCD ?
   
  HDD : Pour votre information, nous navons pas rallié LUFCD, mais nous sommes membres fondateurs de lUFCD. Lorsque nous sommes sortis de Guéréda et Goz Beida pour cause de non respect de laccord du 24 décembre 2006 de Tripoli, nous avions rejoint dabord LUFDD du Général Nourri. Ce nétait quau retour des combats de Ndjamena de février 2008 que nous avions entamé avec sept autres mouvements des discussions qui nous ont conduits à la création de lUFCD le 12 Mars 2008. Tirant les leçons du passé, aujourdhui nous constituons une seule organisation qui est dirigée par le colonel Adouma Hassaballah.
   
  L. A  Mahamat Nour Abdelkérim aurait reçu 4 milliards de FCFA de Kadhafi avant de baisser les armes. Cet argent sert-il aujourdhui à financer lUFCD ?
   
  HDD : Je voudrais tout dabord vous dire quen signant laccord de Tripoli nous navons pas baissé les armes, mais nous nous sommes entendu avec le régime dIdriss grâce à la médiation du Guide  de la Jamahiriya Libyenne daccomplir un certain nombre de reforme dans la gestion de la chose publique, notamment les aspects de défense et de sécurité qui sont déterminant pour le redressement du pays. Ceux qui nous ont côtoyés à notre arrivé aux pays savent que nous navons ni braqué les Tchadiens, ni volé leurs biens, mais nous avons usé de notre position pour rendre un tout petit peu de quiétude au peuple qui se faisait maltraiter par Idriss, son clan et ses courtisans. Nous nous sommes aussi efforcés de ramener un minimum dordre et de justice dans la gestion de nos forces de défense et de sécurité. Cest vrai que pour faciliter la mise en uvre de notre accord le Guide Libyen Mouammar Kadhafi sest investi personnellement en mettant à la disposition des parties des moyens pour atteindre les objectifs fixés ; il voulait surtout que notre accord serve de modèle aux autres frères qui étaient encore en rébellion. Mais cétait sans compter avec la mauvaise foi du régime qui était allergique aux reformes dans larmée et qui voyait partout se dessiner gratuitement des complots contre lui. Idriss Deby et ses courtisans ont tout fait pour capoter laccord. Lorsquils avaient décidé de nous désarmer, nous nous sommes battus avant de nous retirer  dans les bases de lUFDD, car nulle part dans laccord qui nous liait on na parlé de désarmement de nos hommes.
   
  En ce qui nous concerne à lUFCD, nos équipements et nos vivres proviennent essentiellement de nos comités de soutien implanté un peu partout dans le monde mais aussi de lennemie. Ce que nous avons pris aux soldats dIdriss à Am Djirema par exemple, nous conduira à plus de six mois de consommation en carburant et vivre. 
   
  L. A  Le mot de la fin ?
   
  HDD : Nous pensons quil faut que les uns et les autres dépassent les considérations tribales et ethniques pour nous permettre dopérer le changement que les Tchadiens appellent de tous leurs vux. Si tout le monde est conscient de lEtat actuel du pays il est temps quon fasse les concessions nécessaires pour nous unir. Lappel est lancé tout dabord au président Idriss Deby et son gouvernement daccepter très rapidement un forum national qui doit décider de lavenir du pays et où une porte de sortie très honorable lui sera proposée. Nous invitons également le gouvernement français, le Guide Libyen, LUnion Africaine, lUnion Européenne est les Nations Unies duser de leurs moyens pour faciliter ce dialogue inclusif entre les fils du Tchad. Le cas échéant, le changement se fera naturellement dans la douleur et ils prendront la responsabilité des prochaines offensives sur Ndjamena.
   
  Merci Houlé Djonkamla pour cet entretien
   
  Cest moi qui vous remercie.
  ______________________________
   
  Entretien réalisé par Lyadish Ahmed
  Le 1er octobre 2008
  Transmis à la rédaction de Tchadoscopie par Lyadish Ahmed
  
</description><pubDate>Fri, 03 Oct 2008 00:37:50 +0200</pubDate></item><item><title>États-Unis</title><link>http://galogoulna.lemultiblog.com/etats-Unis-1823.php</link><description>
  
    
      
        
          
            
              États-Unis La carcasse de l'avion de Steve Fossett est retrouvée
            
            
              Associated Press (AP)  
                02/10/2008 11h21 - Mise à jour 02/10/2008 17h55
              
            
          
        
        
        
          
            
              
            
            
              
            
            
              
                
                  
                    
                      
                    
                    
                      Le shérif du comté de Madera, John Anderson, montre des photocopies de pièces d'identification ayant appartenues à Steve Fossett et qui ont été retrouvées cette semaine.  
                        
                        © AP
                        
                    
                  
                
            
            
              
            
            
              
            
          
        
        
          
            Un an après la disparition du milliardaire aventurier américain Steve Fossett, l'épave de son avion a été retrouvée dans une région montagneuse de Californie, ont annoncé les autorités locales. L'appareil du célèbre pilote et navigateur, dont le corps n'a pas été localisé, a apparemment percuté la montagne de plein fouet. 
            Agé de 63 ans, Steve Fossett, qui a réalisé de nombreux exploits en bateau, avion et ballon, a disparu le 3 septembre 2007. Il s'est envolé ce matin-là d'une piste aménagée sur le terrain d'un ranch de l'ouest du Nevada (ouest des Etats-Unis), seul à bord d'un monomoteur à hélice de type Bellanca. Il n'est jamais rentré et les importantes recherches aériennes mises en oeuvre, couvrant quelque 52.000 kilomètres carrés, n'avaient rien donné. 
            
              
                
                  
                    
                    
                    
                     
                  
                
              C'est la découverte, en début de semaine par un randonneur, d'une licence de pilote et d'autres effets personnels de Steve Fossett qui a relancé les investigations. 
                Le randonneur, Preston Morrow, a expliqué avoir trouvé le permis de pilote, une carte d'identité délivrée par l'administration fédérale de l'aviation civile (FAA), une autre pièce d'identité et 1 005 dollars en liquide dans un buisson en bordure d'une piste, lundi près de la localité de Mammoth Lakes, dans l'est de la Californie. Le numéro figurant sur cette licence de pilote correspondait à celle délivrée à Steve Fossett et de nouvelles recherches aériennes ont été engagées mercredi soir. 
                Elles ont permis de localiser l'épave du Bellanca dans le massif forestier montagneux d'Inyo, près de Mammoth Lakes. L'immatriculation de l'appareil correspondait au monomoteur de Steve Fossett. L'avion a heurté de face la montagne, à 2 956m d'altitude et s'est désintégré à l'impact. «Le crash était très violent et il (Steve Fossett) a dû être tué sur le coup», estime Jeff Page, coordinateur local des services de secours qui a participé aux recherches. Selon le bureau national de sécurité dans les transports (NTSB), les premières constatations permettent effectivement de conclure à un impact violent et un «accident ne laissant pas de chances de survie». 
                Sous la violence du choc, le moteur a été arraché et retrouvé à plusieurs centaines de mètres du reste de l'épave, elle-même située à environ 600m du lieu où le randonneur a retrouvé les documents appartenant à Steve Fossett. Mais le corps du pilote n'a pas été retrouvé et a été probablement dévoré par des animaux sauvages. 
                «Il est fréquent qu'on ne retrouve pas de restes après quelques jours. A cause des animaux, vous ne trouverez rien», a expliqué le sheriff John Anderson. 
                Mammoth Lakes, à environ 145km au sud du ranch d'où avait décollé Steve Fossett, avait été déjà été survolée lors de précédentes recherches, mais les sauveteurs ne pensaient pas alors retrouver l'avion dans ce secteur. Ils avaient concentré leurs recherches plus au nord, notamment en fonction du carburant à bord. 
                Steve Fossett, qui a fait fortune sur le marché des matières premières à Chicago, a été déclaré officiellement décédé par la justice en février 2008. L'enquête préliminaire de la Commission nationale de la sécurité des transports a conclu que son avion avait été détruit dans un accident mortel, dont la cause reste à ce jour indéterminée. 
                En 2002, l'aventurier avait été le premier homme à faire le tour du monde en ballon en solitaire. En deux semaines, son ballon avait parcouru 31 265,85 kilomètres autour de l'hémisphère sud. Trois ans plus tard, en mars 2005, il a réalisé une autre première en faisant le tour du monde en avion en solitaire sans ravitaillement. 
                L'aventurier a également gravi certains des plus hauts sommets du monde, comme le Matterhorn en Suisse ou le Kilimandjaro en Tanzanie. En 1985, il a traversé la Manche à la nage. En 1996, il a participé aux 24 Heures du Mans. En 1995, il a été le premier à effectuer la traversée de l'océan Pacifique en ballon en solitaire. 
          
        
        
    
  


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